Perspectives des PME à l’égard du système de santé au Canada

 

Le système de santé du Canada demeure un aspect important de notre société et de notre économie. Les défis auxquels fait face ce système soulèvent cependant de nombreuses préoccupations, que ce soit du point de vue du fournisseur de soins de santé, des responsables gouvernementaux ou des propriétaires d’entreprise – tous essentiellement des utilisateurs du système. Un grand nombre de propriétaires d’entreprise ont enfin eu la possibilité, grâce au sondage de la FCEI, d’exprimer leurs opinions sur certaines des grandes orientations de la politique en matière de santé. Cette initiative était, semble-t-il, vivement attendue. L’efficacité d’une réforme du système de santé dépend de la volonté des responsables des politiques de prendre ces opinions au sérieux.

Un grand nombre de facteurs tels que l’évolution démographique et les contraintes fiscales continueront d’exercer des pressions sur le système, qui devra néanmoins répondre aux exigences des Canadiens au XXIe siècle. Il faudra donc trouver de nouvelles approches innovatrices en matière de soins de santé, tout en restant fidèles aux principes de base de la Loi canadienne sur la santé indiqués au document d’information Questions de santé figurant à l’annexe 1.
Le domaine de la santé est une responsabilité importante qui incombe aux provinces et chacune d’entre elles possède ses propres mécanismes et programmes de prestation, ainsi que divers moyens fiscaux de répondre aux besoins des Canadiens. Par conséquent, le niveau de satisfaction à l’égard des systèmes de santé provinciaux varie énormément. L’Alberta est la province où la satisfaction est la plus élevée, tandis que le Québec est celle où la satisfaction est la plus faible.

Contrairement aux opinions exprimées par bien des analystes et par de grandes entreprises, le système de santé canadien financé au moyen des fonds publics n’est pas considéré comme procurant un avantage concurrentiel à la majorité des petites et moyennes entreprises. Une analyse plus poussée révèle que cet avantage concurrentiel est inexistant pour les PME canadiennes qui sont actives sur les marchés américains. Ces conclusions devront être débattues à l’échelle nationale étant donné que certains partisans d’un système de santé financé exclusivement au moyen des fonds publics s’appuient sur l’argument de l’« avantage concurrentiel » pour préconiser une réforme limitée du système ou pour proposer des impôts plus élevés sur les entreprises. Accroître l’efficacité et adopter une approche plus préventive sont les deux options que privilégient les propriétaires de petites et moyennes entreprises pour améliorer le système de santé.

Ceux-ci sont aussi favorables à un rôle élargi du secteur privé, qui contribuerait à stimuler l’éthique d’entreprise dans le secteur de la santé, donnant lieu à des possibilités accrues d’investissement
et de croissance, ainsi qu’à des moyens innovateurs de répondre aux besoins des Canadiens en matière de santé. Un bon exemple serait d’élargir le rôle du secteur privé dans la prestation de services non médicaux. L’idée des frais
modérateurs est aussi acceptée, dans la mesure où ils seraient peu élevés (p. ex., de 5 $ à 25 $) et où ils n’empêcheraient pas les Canadiens d’avoir accès aux services médicaux nécessaires. Une majorité écrasante de propriétaires d’entreprise écarte le recours à une augmentation des impôts pour financer l’amélioration du système de santé.

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