Le secteur bancaire : des affaires qui comptent

 

Doug Bruce, directeur de la recherche

HSBC, les caisses d’épargne et de crédit, et ATB Financial continuent d’obtenir les meilleures notes de leur clientèle PME, mais leur performance commence à fléchir. La satisfaction à l’égard du service des cinq grandes banques est demeurée faible. Desjardins et la Banque Nationale ont gagné des points sur le plan de la satisfaction mais, dans l’ensemble, le secteur bancaire ne fait guère de progrès en ce qui concerne la prestation d’un meilleur service au secteur des PME. Ce sont là quelques-unes des conclusions présentées dans ce rapport qui font suite aux résultats d’un sondage mené auprès de 9 347 propriétaires de PME.

Introduction
Une économie forte et concurrentielle passe par un secteur des PME solide et compétitif. L’apport direct de ce secteur à l’économie canadienne s’établit à 45 % environ, mais son rôle va beaucoup plus loin que la simple contribution au PIB. La majorité des Canadiens travaillent en effet dans des PME et celles-ci sont un moteur indispensable de toutes les communautés du pays. Beaucoup d’idées innovatrices sont nées dans les PME; en fait, ces dernières contribuent aujourd’hui à une plus grande productivité de l’économie nationale.
Les perspectives de croissance des PME reposent sur un secteur bancaire fort et concurrentiel. Les banques, les caisses d’épargne et de crédit, et les caisses populaires comptent pour 3,3 % du PIB, mais leur apport indirect est beaucoup plus grand. La prestation de services financiers et bancaires aux PME à des tarifs concurrentiels est essentielle à la réussite future de l’économie canadienne.

Si ces deux secteurs dépendent l’un de l’autre pour réussir de manière soutenue, c’est le secteur bancaire canadien qui a préparé la voie à des changements importants. Au cours de la dernière décennie, par exemple, les grandes banques ont réduit le nombre de leurs succursales au pays. Les perspectives de fusions bancaires représentent cependant un enjeu plus important. En 1998, deux tentatives de fusion ont eu lieu, celle de la Banque Royale et de la Banque de Montréal et celle de la CIBC et de la Banque TD. Après de vastes consultations, le gouvernement fédéral a rejeté ces fusions invoquant au premier chef la concurrence. La récente révision quinquennale de la Loi sur les banques n’a pas ouvert la porte aux fusions bancaires. Même si le paysage politique fédéral des quelques dernières années n’a pas été propice aux grandes discussions sur les fusions bancaires, le sujet sera probablement remis à l’ordre du jour périodiquement.


La FCEI est fermement convaincue que les politiques gouvernementales dans le domaine des services bancaires devraient viser une plus grande concurrence au lieu d’être mobilisées par les questions de regroupement. Les intérêts des PME sont mieux servis si elles ont accès à un choix plus grand et à des services financiers offerts à des prix concurrentiels. Les résultats du sondage de la FCEI n’indiquent aucune amélioration dans la satisfaction des besoins du secteur des PME par les banques.


Le présent rapport constitue une source d’information unique pour les propriétaires d’entreprise, les banquiers et les responsables des décisions gouvernementales sur la performance des banques à l’égard du marché des PME. L’objectif final est de contribuer à l’élaboration de politiques qui favorisent un secteur bancaire concurrentiel.

 

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