Aucune interdiction visant l'embauche de travailleurs de remplacement... pour le moment
La Chambre des communes n'en était pas à son premier débat sur un projet de loi (dans ce cas-ci, le C-386) visant à interdire le recours à des travailleurs de remplacement dans les milieux de travail régis par le gouvernement fédéral. Quoi qu'il en soit, les petites entreprises peuvent pousser un soupir de soulagement puisque le projet de loi C-386 a été rejeté le mercredi 20 octobre. D'entrée de jeu, la FCEI a joué un rôle de chef de file dans ce dossier. Lorsqu'il a été question du projet de loi pour la première fois à la fin de l'an dernier, nous avons communiqué avec le bureau de Michael Ignatieff pour expliquer les retombées néfastes pour les petites entreprises canadiennes. Peu de temps avant le débat et le vote, nous avons envoyé un courriel à tous les libéraux (puisque nous savions que, selon toute probabilité, le Bloc et le NPD voteraient pour ces mesures) afin de les exhorter à voter contre le projet de loi C-386. Au cours de la dernière année, nous avons souvent soulevé cette question auprès des députés pour leur faire connaître nos inquiétudes et leur signifier que nous allions surveiller le vote de près. Somme toute, la FCEI peut être fière de s'être opposée au projet de loi et d'avoir empêché que les syndicats obtiennent encore plus de pouvoir pour tenir les petites entreprises en otage au moyen d'arrêts de travail.