Budget 2011-2012: selon la FCEI, les PME déçues et laissées pour contre

 

Québec, le 17 mars 2011 -  Le climat d'affaires des PME ne s'améliorera certes pas cette année, si on examine les mesures du Budget 2011-2012 du gouvernement du Québec. « Alors que les PME sortent à peine d'une récession difficile, le gouvernement coupe les subventions aux entreprises et leur refile une facture de 625 millions de dollars à terme, en augmentant les cotisations à la Régie des rentes. De plus, le gouvernement imposera aux entrepreneurs l'obligation d'offrir un régime de pension agréé collectif à leurs employés. Bien que les entrepreneurs ne soient pas tenus de cotiser, nous sommes convaincus que cela pavera inévitablement la voie à une obligation éventuelle! Même si nous sommes conscients de l'importance d'assurer un revenu de retraite aux travailleurs, c'est clair que le présent budget ne comporte rien pour donner un second souffle aux entrepreneurs québécois et leur permettre de créer plus d'emplois et de bonifier les conditions de leurs employés », a expliqué Mme Martine Hébert, vice-présidente, Québec, de la FCEI.

Le soutien à l'entrepreneuriat : du sucre en poudre?

 « Le gouvernement créé des fonds pour les entreprises en démarrage ou à l'aube de la retraite, tels le Fonds Capital Anges Québec et le Fonds Relève Québec, mais n'offre rien pour favoriser la survie et la croissance des entreprises existantes! C'est une vision qui table sur le saupoudrage de subventions, ce que les petites entreprises ne souhaitent pas. On aide l'enfance et la fin de vie d'une entreprise, ce qui n'est pas mauvais, mais entre les deux, il y a toute la vie :  la période de maintien et de croissance. Or, pour la très vaste majorité des PME existantes, c'est le trou noir », a souligné Mme Hébert.

Taxes sur la masse salariale

La FCEI avait proposé de diminuer l'aide aux entreprises afin, en contrepartie, de soulager l'ensemble des PME en diminuant les taxes sur la masse salariale (CSST, RQAP, RRQ, etc.) et l'impôt des petites entreprises . Selon Mme Hébert, « il faudra aller au fond des choses, car on ne peut continuer à vider les poches des entrepreneurs de cette manière pour financer des programmes qui cumulent des déficits, année après année, en raison de leur générosité ou du manque de planification à long terme. Si on veut en assurer la pérennité, il faudra tôt ou tard avoir le courage de revoir certaines de leurs modalités. »

Cependant, la Fédération trouve encourageante la création de Exportation Québec pour les entreprises manufacturières exportatrices qui souhaitent développer de nouveaux marchés dans les pays émergents. « Les PME auraient néanmoins apprécié un guichet unique regroupant l'ensemble des programmes qui leur sont destinés, au lieu de faire face à l'éparpillement, comme c'est le cas à l'heure actuelle », a fait valoir Mme Hébert.

Un équilibre budgétaire précaire...

Bien que la FCEI soit satisfaite de la volonté du gouvernement de maintenir le cap sur l'équilibre budgétaire pour 2013-2014, elle est inquiète de sa capacité à y arriver. « Il reste toujours 1 milliard de dollars à trouver et les prévisions de dépenses passent de 2,8 % à 3,7 %. Même si la volonté semble au rendez-vous, les faits sont inquiétants »,  de conclure Mme Hébert.

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) représente les intérêts des PME auprès des gouvernements. Elle regroupe 107 000 PME au Canada, dont 24 000 au Québec. La FCEI est non partisane et son financement provient uniquement de l'adhésion de ses membres.

 

Source :

Marie Vaillant

Directrice des communications

Téléphone : (514) 861-3234

 

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