Les PME saluent la proposition visant le report de la hausse du salaire minimum
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Moncton, le 20 juillet 2011 - La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) et les PME se réjouissent de la proposition faite aujourd'hui par le gouvernement visant à accorder un sursis de six mois pour la hausse du salaire minimum, initialement prévue pour le 1er septembre. Cette hausse serait reportée le 1er avril, ce qui donne un peu d'espoir aux milliers de petites entreprises indépendantes aux prises avec la montée en flèche des charges sociales.
« Les propriétaires de petites entreprises du Nouveau-Brunswick ont exprimé de vives inquiétudes au sujet des retombées négatives des hausses du salaire minimum sur leurs entreprises, le personnel et la collectivité », déclare Erin McGrath-Gaudet, directrice intérimaire des Affaires provinciales. « Le gouvernement a fait preuve de courage en écoutant les préoccupations des PME, en tenant compte de l'évolution du contexte économique et en décidant qu'un report de la hausse est dans l'intérêt de tous. »
La FCEI a rencontré des représentants du gouvernement à plusieurs reprises et a recueilli des copies de l'« Alerte Action » remplies par nos membres qui demandaient au gouvernement de reporter la hausse du salaire minimum prévue pour le 1er septembre. À ce jour, nous avons amassé près de 500 copies de l'« Alerte Action » signées par des propriétaires de petite entreprise et que nous avons transmises au premier ministre Alward et à la ministre Coulombe, dont le ministère est responsable des politiques en matière de travail.
En outre, Mme McGrath-Gaudet croit que le gouvernement pourrait profiter de ce sursis de six mois pour étudier différentes approches en matière de salaire minimum, dont la mise en place d'un taux horaire distinct pour le personnel à pourboire et pour les employés intégrant le marché du travail pour la première fois - option appuyée par la FCEI.
Elle affirme également qu'il s'agit du moment idéal de considérer l'incidence des hausses du salaire minimum sur la pauvreté et le marché de l'emploi au Nouveau-Brunswick, afin de déterminer si le salaire minimum favorise réellement la réduction de la pauvreté, conformément aux attentes.
« Toutes les données de recherche que nous avons observées démontrent que les hausses de salaire minimum entraînent la perte d'emplois et l'augmentation du nombre de familles vivant en dessous du seuil de pauvreté », commente Mme McGrath-Gaudet. « Ce n'est certainement pas la solution pour les familles et les entreprises du Nouveau-Brunswick et cette situation est inconciliable avec l'atteinte des objectifs en matière de politique publique. »
« Le gouvernement provincial a le mérite de se démarquer en se donnant le temps d'examiner à fond cette question. De ce fait, il permet aux entreprises de la région de prendre un peu de temps pour s'adapter. »
Pour plus de renseignements, veuillez contacter Richard Dunn au 506 855-2526.
En qualité du plus grand groupement de petites et moyennes entreprises du Canada, la FCEI représente Le pouvoir des entrepreneursMD. Créée en 1971, la FCEI définit ses positions selon le point de vue de plus de 108 000 membres au pays et provenant de tous les secteurs. Elle procure aux dirigeants de PME une voix forte et convaincante à tous les ordres de gouvernement et contribue à l'essor économique.