Transcription de la vidéo de l’IPFPC
Pour en savoir plus
Lectures complémentaires :
L'Institut professionnel de la fonction publique au Canada (IPFPC) a entamé une importante campagne à l'intention des membres de la FCEI afin de défendre ses ententes relatives aux pensions. Il avait affiché, sur son site Web, une vidéo marquant le lancement de sa campagne, mais en réaction au communiqué de la FCEI, il a choisi de la cacher du regard public. Voici la transcription de la vidéo.
Message à nos membres à propos de la FCEI
Bonjour, je appelle David Gray et je suis vice-président à l'Institut professionnel.
Depuis quelque temps nous entendons la direction de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, une organisation qui prétend représenter les intérêts de plus de 100 000 propriétaires de petites entreprises dans l'ensemble du pays, attaquer la fonction publique et salir la réputation de millions de travailleurs du secteur public canadien, dont les professionnels représentés par l'Institut.
La FCEI, notamment par la voix de sa présidente, Catherine Swift, passe son temps à comparer le secteur public à un gaspillage de l'argent des contribuables. Elle décrit les employés de la fonction publique comme des gens paresseux et surpayés, qui ne visent qu'à toucher ce qu'elle appelle des pensions « dorées ».
Comme on pouvait s'y attendre, Mme Swift a trouvé des oreilles sympathiques à ses propos dans certains milieux qui ont toujours été partisans de la rhétorique antisyndicale au nom des profits d'entreprise. Malheureusement, de nombreux politiciens fédéraux et provinciaux ont emboîté le pas derrière la FCEI, soit parce qu'ils sont sincèrement d'accord avec ses positions ou qu'ils ont compris qu'ils pourraient facilement récolter quelques votes de plus en période électorale en pointant simplement du doigt, du haut de leur tribune, les employés de la fonction publique.
Eh bien, il est temps de rétablir les faits une fois pour toutes. Je suis ici aujourd'hui pour vous parler de la nouvelle campagne de sensibilisation de l'Institut et vous dire ce que vous, les membres de la fonction publique professionnelle du Canada, pouvez faire pour nous aider à renverser la vapeur dans cette guerre menée contre le bien collectif.
Commençons par les faits.
D'abord, malgré tout ce que les médias ont pu en dire, les travailleurs de la fonction publique ne touchent pas des prestations de retraite faramineuses. En effet, les prestations de retraite moyennes des travailleurs du secteur public se situent dans les 35 000 $, ce qui n'a rien de scandaleux. De plus, nous contribuons beaucoup plus à notre régime de pensions que nos homologues du secteur privé. Ces derniers reçoivent d'ailleurs un salaire variable, des primes forfaitaires, des options d'achat d'actions et des salaires généralement plus élevés qui ne sont tout simplement pas offerts à nos membres. Nos pensions font partie de notre rémunération. Nous avons renoncé à des augmentations salariales pour avoir un bon régime de retraite.
Ensuite, le régime de pensions de la fonction publique n'est pas déficitaire au point de mettre le Canada dans la dèche, comme on dit, si l'on ne fait rien tout de suite pour corriger le tir. Les affirmations contraires que la FCEI ne cesse de répéter n'ont vraiment aucun sens. Pour obtenir les chiffres qui prouveraient ses dires, la CFEI se sert de méthodes comptables très critiquées. Cependant, selon une analyse fiable effectuée par l'actuaire en chef du Canada en personne, le régime se porte bien et ne faillira pas.
Enfin, Mme Swift est tout à fait alarmiste lorsqu'elle réclame le remplacement de notre régime de pensions à prestations déterminées par un régime à cotisations déterminées risqué. L'objectif réel derrière cette exigence, c'est la réduction des pensions au plus petit dénominateur commun, de sorte que le monde des affaires puisse se débarrasser du « fardeau » d'avoir à procurer des régimes et des pensions de retraite adéquates à ses employés. Évidemment, les amis de l'industrie des services financiers de la FCEI adoreraient vendre des millions de leurs régimes de pensions « douteux » aux Canadiens. Ces régimes sont très profitables pour le secteur financier mais rapportent peu aux retraités. On ne s'étonnera donc pas que Catherine Swift n'aime pas aborder le sujet.
Au lieu de nous dépeindre comme un groupe d'employés non productifs et privilégiés qui vivent aux crochets des contribuables canadiens, Mme Swift ne devrait pas oublier l'évidence : des millions de travailleurs du secteur public, cela représente une clientèle énorme. Notre pouvoir de dépenser permet d'injecter des millions de dollars chaque année dans l'économie et de garnir les coffres des membres de Mme Smith. Mais peine perdue. Parler à la direction de la FCEI, c'est comme parler à un mur. Et maintenant que le Parti conservateur a remporté la majorité des sièges à la Chambre des communes, nous pouvons nous attendre à ce que les visées antisyndicales de la FCEI ne tombent pas dans l'oreille de sourds, ici, à Ottawa. Nous en voyons déjà des signes avant-coureurs dans les lois spéciales qui ont rapidement été mises en place pour obliger les employés des postes et d'Air Canada à retourner au travail. Eh bien, nous en avons assez et il est temps de prendre le taureau par les cornes et de combattre le feu par le feu.
L'Institut lance une campagne de sensibilisation qui vise directement les membres de la FCEI. Nous avons essayé de parler aux dirigeants de la FCEI et de bien mettre en perspective la situation des employés de l'État mais ils n'écoutent pas. Nous allons donc porter notre message directement aux dirigeants de petites entreprises du pays. Nous leur rappellerons l'importance cruciale de notre participation à l'économie en général et à la prospérité des petites entreprises en particulier. Nous voulons comprendre pourquoi les gens qui prétendent les représenter agissent comme si notre argent n'était pas le bienvenu dans leurs magasins.
Par contre, je veux préciser que notre campagne ne vise pas de propriétaires d'entreprise, de détaillants ou d'industries en particulier. Le secteur public a toujours appuyé les petites entreprises canadiennes. Après tout, ce sont des amis, des membres de la famille et des voisins qui en sont propriétaires et les administrent. Cela ne nous intéresse pas d'acculer qui que ce soit à la faillite.
Ce qui nous intéresse, cependant, c'est de faire passer notre message aux gens que Mme Smith prétend représenter, même si ses actions vont visiblement à l'encontre de leurs intérêts. Nous laisserons les membres ordinaires de la FCEI décider si nous devrions dépenser notre argent dans leurs entreprises.
Comme vous pouvez le voir derrière moi, nous avons créé un slogan (« La prospérité : on y gagne tous »), un titre d'appel (« Les employés du secteur public à l'appui des entreprises indépendantes ») et une identité visuelle pour cette campagne. Nous vous demandons à vous, nos membres, de vous engager auprès de vos collectivités respectives. À cet effet, nous avons également créé des documents et ajouté des renseignements, que vous pouvez télécharger depuis un site Web sécurisé de l'Institut et imprimer selon vos besoins. N'oubliez pas que votre délégué syndical est prêt à vous aider à faire passer le mot dans votre région. En tant qu'organisation, l'Institut travaillera aussi en partenariat avec d'autres groupes préoccupés par le message réducteur (« moins c'est mieux ») véhiculé par la FCEI et le pouvoir malsain qu'elle exerce sur le gouvernement canadien. Cependant, j'aimerais insister sur le fait qu'il est très important que tous les membres de l'Institut participent à cette campagne. Nous devons tous mettre l'épaule à la roue pour rappeler aux propriétaires d'entreprises que nous ne sommes pas leurs ennemis, quoi qu'en ait dit la direction de la CFEI. En fait, nous sommes leurs clients, les membres de leur famille et leurs amis.
Nous attendons vos commentaires et suggestions avec intérêt dans cette campagne.
Merci.