Demandes pour bonifier le RPC/RRQ: le ministre des Finances du Québec doit maintenir le cap
Montréal, le 12 décembre 2011 - « Le ministre des Finances et du Revenu du Québec, M. Raymond Bachand, ne doit pas s'engager dans la voie présentée par les organisations syndicales et les groupes qui réclament de doubler les prestations du Régime des rentes du Québec et au Régime de pension du Canada en majorant les cotisations en conséquence », a indiqué Mme Martine Hébert, vice-présidente, Québec, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), alors que les ministres des Finances du Canada sont sur le point de se réunir pour discuter notamment de ces enjeux d'une importance capitale pour les dirigeants de PME. « Les représentants syndicaux savent très bien qu'une telle proposition n'aiderait pas les personnes déjà à la retraite, ni ceux qui s'y préparent. Notre étude sur la question démontre que chaque hausse de 1 % des cotisations au RPC/RRQ au-delà du taux actuel de 9,9 % coûterait 220 000 années-personnes d'emploi et restreindrait les salaires », a indiqué Mme Hébert.
« Dans les faits, la volonté syndicale de doubler les cotisations au RRQ et au RPC ne sert qu'à camoufler le caractère profondément inéquitable des pensions du secteur public à celles du secteur privé. C'est aux employeurs et aux travailleurs du secteur privé qu'on demande de piger encore plus profondément dans leurs poches alors qu'une partie importante de leurs impôts sert déjà à assurer une retraite très généreuse à ceux qui oeuvrent dans la fonction publique fédérale, provinciale et municipale, retraites dont les engagements non capitalisés menacent nos finances publiques », a déclaré Mme Hébert.
La FCEI qui adhère au principe de permettre à chaque travailleur d'accéder à une retraite décente rappelle qu'il faut plutôt créer des conditions favorisant la croissance économique et offrir des véhicules pour permettre aux particuliers d'épargner volontairement davantage en vue de leur retraite.
Ainsi, le ministre Bachand doit garder le cap sur le caractère non obligatoire des régimes d'épargne-retraite (RVER au Québec), selon les principes énoncés dans la loi-cadre adoptée par le gouvernement fédéral à l'égard des RPAC. « Nous sommes favorables aux RVER, car ils vont permettre à davantage de travailleurs d'avoir accès à un régime de retraite moyennant des frais de gestion avantageux. Mais ils doivent demeurer volontaires et les mécanismes d'adhésion doivent être simples, non seulement pour les chefs d'entreprise, mais aussi pour les employés. Il est clair que d'imposer aux entreprises, surtout celles de petite taille, l'obligation d'offrir ces régimes et de les obliger à cotiser serait un fardeau financier et administratif menaçant pour plusieurs. Si l'on souhaite que tous les travailleurs aient une retraite décente, le meilleur moyen reste de favoriser l'essor de notre économie et cela passe par la prospérité de nos PME », a conclu Mme Hébert.
La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) représente les intérêts des PME auprès des gouvernements. Elle regroupe 108 000 PME au Canada, dont 24 000 au Québec. La FCEI est non partisane et son financement provient uniquement de l'adhésion de ses membres.
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Marie Vaillant, directrice des communications
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