Hausse du salaire minimum: réaction mitigée de la FCEI
Montréal, le 15 décembre 2011 - « Bien que la hausse prévue du salaire minimum en 2012 soit plus raisonnable cette année, il n'en demeure pas moins qu'une hausse du salaire minimum, même limitée à l'inflation, n'est jamais une très bonne nouvelle pour les PME et nous aurions souhaité que les entreprises en soient exemptées cette année », a affirmé Mme Martine Hébert, vice-présidente, Québec, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).
Selon la FCEI, alors que les prévisions de croissance économique pour le Québec tournent autour de 1,7 % pour 2012, une hausse de 2,6 % laissera plusieurs entrepreneurs des secteurs de l'agriculture, des ventes au détail, du tourisme et de la restauration, quelque peu inquiets. « Chose certaine, selon Mme Hébert, comme nous l'avions fait savoir à la Ministre Thériault, une augmentation plus marquée que 2, 6 % aurait été difficile à absorber pour bon nombre d'entrepreneurs dans le contexte économique actuel. À notre avis, l'augmentation du salaire minimum ne représente pas le meilleur moyen de réduire la pauvreté. Une hausse de l'exemption de base pour les personnes à faible revenu serait plus intéressante à considérer ».
« Il ne faut pas oublier que les petites entreprises du Québec sont les plus taxées au Canada et la difficulté éprouvée d'innover, de croître et d'améliorer leur productivité est souvent la résultante de taxes sur la masse salariale extrêmement lourdes et d'un fardeau réglementaire coûteux. Il faut ajouter à cela le fait que le salaire minimum a augmenté de 24,5 % depuis cinq ans. La pression se fait forte sur les épaules de nos petits entrepreneurs », estime Mme Martine Hébert.
D'ailleurs, la FCEI profite de l'occasion pour souhaiter qu'en 2012, le gouvernement du Québec prenne la résolution de geler les taxes sur la masse salariale pour permettre aux chefs de PME de payer plus rapidement leurs dettes d'entreprise, d'investir, d'acheter de nouveaux équipements et de bonifier les conditions de travail et les avantages sociaux de leur personnel. « Un signal positif visant à donner de "l'oxygène fiscal" serait le bienvenu pour toutes ces petites entreprises qui constituent le poumon économique de nos régions », a fait valoir Mme Hébert.
La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) représente les intérêts des PME auprès des gouvernements. Elle regroupe 108 000 entreprises au Canada, dont 24 000 au Québec. La FCEI est non partisane et son financement provient uniquement de l'adhésion de ses membres. (www.fcei.ca)
Source : Marie Vaillant, directrice des communications
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