Baromètre des affairesMD

Février 2017

Ted Mallett, vice-président et économiste en chef

La confiance des propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) du Canada s’est sensiblement renforcée en février. L’indice du Baromètre des affairesMD de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a progressé de 2,7 points pour s’établir à 62,9 ce mois-ci – un record depuis janvier 2015. Les effets déstabilisateurs de la chute des prix des ressources naturelles sur les PME commencent visiblement à s’estomper.

Bien que l’indice ne soit pas revenu à des niveaux normaux de mi-cycle, il est remonté en Alberta (49,8) et en Saskatchewan (57,7) où l’économie a été ébranlée par la chute vertigineuse des prix du baril. L’écart de ces deux provinces avec le reste du pays continue de s’amenuiser. Le niveau d’optimisme des propriétaires de PME est particulièrement fort au Manitoba (66,9) et au Québec (66,6) et les indices sont  presque aussi élevés dans les Provinces maritimes, en Ontario et en Colombie-Britannique, ce qui laisse penser que l’économie reprend des forces. L’optimisme demeure toutefois bas à Terre-Neuve-et-Labrador.

Du côté des industries, on constate également des perspectives résolument plus optimistes. La confiance est ainsi également en hausse, l’indice ayant augmenté dans 11 secteurs sur 13. Le secteur des ressources naturelles se distingue ce mois-ci avec un indice de 69,2, suivi de près par les secteurs de l’information (67,9) et du commerce de gros (67,1). Les secteurs de la santé, des transports et du commerce de détail sont à la traîne quant à eux, mais, d’une manière générale, les résultats sont assez groupés par rapport à ce que l’on a vu dans le passé.

L’indice étant mesuré sur une échelle de 0 à 100, un niveau supérieur à 50 signifie que les entrepreneurs qui s’attendent à de meilleurs résultats pour les douze prochains mois sont plus nombreux que ceux qui envisagent une performance plus faible. L’indice varie normalement entre 65 et 70 lorsque l’économie réalise son plein potentiel de croissance.

D’autres indicateurs d’activité montrent que la situation reste tout de même fragile. En effet, les plans d’investissement, les carnets de commandes et les comptes débiteurs se situent toujours légèrement sous la moyenne. Les plans d’embauche sont plus positifs qu’à la fin de l’année 2016 où ils avaient faibli, 18 % des chefs d’entreprise comptant embaucher des employés à temps plein au cours des prochains mois, contre 12 % qui prévoient en licencier. À noter que les plans d’embauche sont normalement plus forts à cette période de l’année

 

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