Baromètre des affairesMD

Août 2017

Ted Mallett, vice-président et économiste en chef

La confiance des propriétaires de PME canadiennes a de nouveau chuté en août, reflétant la morosité qui persiste depuis trois mois. L’indice mensuel du Baromètre des affairesMD de la FCEI s’est établi à 59,8, soit une perte d’environ un point par rapport au résultat décevant de juillet (60,7).

Le pays semble se diviser en deux économies distinctes. À l’est, le niveau de confiance des entrepreneurs demeure stable, l’Île-du-Prince-Édouard et le Québec affichant les meilleurs résultats, soit 72,7 et 71,5 respectivement, tandis que les résultats du Nouveau-Brunswick (67,6), de la Nouvelle-Écosse (66,7) et du Manitoba (65,2) sont relativement positifs. Bien que les chefs de PME de la Saskatchewan (52,9) et de Terre-Neuve-et-Labrador (54,5) restent les plus pessimistes, les résultats d’août sont encourageants. Cela dit, le niveau d’optimisme en Ontario (56,9) et en Colombie-Britannique (63,3) a chuté de 2,6 points dans les deux cas et il demeure quasiment inchangé en Alberta (57,8). 

Dans l’ensemble, les résultats par industrie sont uniformes, ce qui indique un pessimisme généralisé. Même les secteurs ayant obtenu les meilleurs résultats – le commerce de gros, les services professionnels et les soins de santé – ne dépassent pas la barre des 65. Les secteurs les moins optimistes sont ceux de l’agriculture, des ressources naturelles et du commerce de détail.

L’indice étant mesuré sur une échelle de 0 à 100, un niveau supérieur à 50 signifie que les entrepreneurs qui s’attendent à de meilleurs résultats pour les douze prochains mois sont plus nombreux que ceux qui envisagent une performance plus faible. L’indice varie normalement entre 65 et 70 lorsque la croissance économique atteint son plein potentiel.

Les autres indicateurs montrent des résultats peu reluisants. En effet, 42 % des répondants estiment que la situation générale de leur entreprise est bonne, ce qui est raisonnablement positif, mais les plans d’embauche, les dépenses en capital, les carnets de commandes et les comptes débiteurs présentent des signes de faiblesse. Par ailleurs, on s’attend toujours à une croissance élevée des salaires, probablement en raison des projets de modifications législatives en matière d’emploi en Alberta, en Ontario et maintenant en Colombie-Britannique.

 

Fermer