Baromètre des affairesMD

Septembre 2017

Ted Mallett, vice-président et économiste en chef

La confiance des propriétaires de PME canadiennes a de nouveau chuté en septembre. L’indice mensuel du Baromètre des affairesMD de la FCEI a perdu trois points (56,9), marquant une baisse pour le quatrième mois de suite. Depuis mai, où il avait atteint un point culminant, il a reculé de neuf points, descendant à son niveau le plus bas depuis mars 2016.

La tendance négative se généralise ce mois-ci puisqu’on observe des pertes dans les dix provinces et dans 11 secteurs d’activités sur 13. Les propriétaires d’entreprise du Québec restent les plus optimistes, l’indice de la province étant plutôt bon (70,9). Les indices des Maritimes sont également supérieurs à la moyenne nationale, mais ils ont culbuté par rapport au mois dernier, oscillant entre 60 et 65. La morosité est nettement plus visible dans le reste du pays : les indices de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labrador s’inscrivent à 50,9 et à 52,0 respectivement, et l’Ontario ne s’en sort pas beaucoup mieux, avec 55,0 points. Les indices du Manitoba et de l’Alberta se situent, quant à eux, sous la barre des 58, et celui de la Colombie-Britannique passe sous les 60 pour la première fois depuis 2012.

Les résultats par industrie se sont détériorés : le commerce de gros, les services professionnels et les soins de santé sont les seuls secteurs dont l’indice dépasse encore la barre des 60. Il n’y a que dans les secteurs du commerce de détail et des ressources naturelles que l’on constate une amélioration depuis août.

L’indice étant mesuré sur une échelle de 0 à 100, un niveau supérieur à 50 signifie que les entrepreneurs qui s’attendent à de meilleurs résultats pour les douze prochains mois sont plus nombreux que ceux qui envisagent une performance plus faible. L’indice varie normalement entre 65 et 70 lorsque la croissance économique atteint son plein potentiel.

Les autres indicateurs montrent des résultats variables. En effet, environ 40 % des propriétaires de PME estiment que leur entreprise est en bonne santé, soit une baisse de quelques points par rapport au mois dernier. Les plans d’embauche restent faibles : seuls 15 % des répondants prévoient recruter du personnel à temps plein dans les prochains mois, contre une proportion semblable qui compte réduire ses effectifs. L’inquiétude entourant la demande des clients s’est calmée, mais semble avoir été remplacée par celle entourant les impôts et les règlements ainsi que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, ces deux questions étant, selon toute vraisemblance, liées aux récentes politiques fédérales et provinciales.

 

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