Postes à pourvoir : Postes vacants dans le secteur privé, T2 2017

Août 2017
Ted Mallett, vice-président et économiste en chef

Signe du resserrement du marché du travail, le taux de postes vacants dans le secteur privé canadien a légèrement augmenté à 2,6 % au deuxième trimestre de 2017, soit de 0,2 point de pourcentage par rapport au creux cyclique d’il y a un an. Il a regagné près des deux tiers du recul enregistré depuis la chute des prix des ressources à la fin de 2014. Au total, 330 000 postes seraient demeurés vacants pendant plus de trois mois.

Même si les niveaux sont restés stables ou fait de légers gains dans la plupart des provinces, le taux de postes vacants est bien en deçà des sommets atteints par le passé en Alberta (1,8 %) et en Saskatchewan (2,2 %), ce qui indique qu’à ces endroits le marché est encore bien loin d’être revenu à ses niveaux d’avant la baisse. D’autres provinces affichent un taux de postes vacants se situant entre 2,1 et 2,2 % – Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse et Manitoba –, mais les tendances n’y sont pas aussi marquées.

Le taux de postes vacants le plus élevé est en Colombie-Britannique (3,1 %), suivie de près par le Québec (2,8 %) qui a enregistré les hausses les plus fortes au cours des derniers trimestres. L’Ontario et le Nouveau-Brunswick complètent la liste avec des taux de 2,7 % et de 2,6 %, respectivement.

Sur le plan sectoriel, le taux de postes vacants au deuxième trimestre a augmenté dans les secteurs du pétrole et du gaz, de la construction, de la fabrication, du transport, et de l’hébergement et restauration. Par contre, il a baissé dans les secteurs de l’information, des arts et des loisirs, des services financiers, de l’immobilier et des services professionnels. Par ailleurs, les petites entreprises sont naturellement plus susceptibles que les grandes d’afficher des taux de postes vacants plus élevés, car leur réalité rend plus difficile la mobilité de la main-d’œuvre à l’interne.

Le sondage sur lequel s’appuie ce rapport continue de faire ressortir clairement la relation entre les postes vacants et le niveau des salaires que sont prêts à payer les employeurs. Les chefs de PME qui comptent au moins un poste vacant prévoyaient une hausse moyenne de 2,1 % des salaires dans leur entreprise au deuxième trimestre de 2017, alors que ceux qui n’ont pas de poste vacant comptaient pour leur part les augmenter de 1,6 %.

+Figure 1 : Taux de postes vacants

+Figure 2 : Taux de postes vacants selon la taille de l’entreprise

+Tableau 1 : Postes vacants dans le secteur privé, par province, au T2 2017

+Figure 3 : Hausses de salaire moyennes prévues, T2 2017

+Figure 4 : Taux de postes vacants par province

+Figure 5 : Taux de postes vacants par industrie

  

Remarques : Méthodologie et qualité des données

Les résultats actuels sont basés sur 2 146 réponses recueillies au tout dernier trimestre. Ils sont extraits du sondage de la FCEI Les perspectives de votre entreprise, réalisé tous les mois auprès d’un échantillon aléatoire stratifié de propriétaires-exploitants membres de la FCEI dont l’identité a été validée.

Dans le sondage, les répondants indiquent le nombre
total d’employés qui travaillent à l’heure actuelle dans
leur entreprise à temps plein et à temps partiel. Ils
doivent aussi répondre à la question suivante : « Combien de postes sont vacants dans votre entreprise depuis au
moins 4 mois parce que vous n’êtes pas en mesure de trouver des employés qualifiés? » L’absence de réponse est traitée comme une absence de postes vacants.
Le taux de postes vacants correspond au nombre total de postes vacants divisé par la somme des postes occupés
et des postes vacants. Le traitement des valeurs aberrantes repérées par une analyse de régression se fait en plafonnant ces postes vacants au 90e percentile, selon les catégories de taille de l’entreprise.

Pour tenir compte des échantillons trimestriels de petite taille, les données relatives au groupe des employeurs de 500 employés ou plus sont imputées à l’aide des ratios historiques globaux par rapport aux autres catégories de tailles d’entreprise de 2004 à aujourd’hui. Les chiffres totaux des postes occupés et des postes vacants sont ensuite repondérés par province et par industrie selon les données trimestrielles extraites de l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH) de Statistique Canada. Les postes occupés au sein du secteur agricole sont ajoutés et les postes occupés dans le secteur public sont soustraits sur la base des totalisations personnalisées de la FCEI qui sont tirées de l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada.

Les séries de données de chaque composante sont désaisonnalisées et traduites en tendances à l’aide de la méthode x-12. Pour prendre en considération les points de données qui manquent à l’occasion, les données des provinces et des industries font l’objet d’un ajustement additionnel avant d’être désaisonnalisées, puis elles sont rajustées par la suite pour correspondre, au total, aux chiffres nationaux.

En raison de l’utilisation de moyennes mobiles centralisées et de la désaisonnalisation, les nouvelles données trimestrielles peuvent entraîner des révisions des estimations passées. C’est la raison pour laquelle les marges d’erreur statistiques déterminées de façon empirique qui accompagnent normalement les sondages ne s’appliquent pas.

Comparaison avec les estimations de postes
vacants de Statistique Canada

Depuis le premier trimestre de 2015, la nouvelle
Enquête sur les postes vacants et les salaires1
(EPVS) de Statistique Canada fournit des
estimations des taux de postes vacants au pays.
Ces taux sont près de deux fois plus élevés que
ceux tirés précédemment de l’Enquête sur l’emploi,
la rémunération et les heures de travail (EERH).
Les données initiales de l’EPVS sont à présent presque identiques aux données trimestrielles
de la FCEI. Cela tient principalement au fait que
les méthodologies utilisées sont plus comparables. Il faut souligner que Statistique Canada sonde maintenant les propriétaires d’entreprise et les responsables du recrutement dans les emplacements commerciaux, plutôt que les services de la paie des sièges sociaux. Les autres principales différences méthodologiques sont l’échantillon plus grand de l’EPVS et la désaisonnalisation des données de la FCEI.

1. http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/170713/dq170713a-fra.htm

 

Rapports précédents :

+Postes à pourvoir : Postes vacants dans le secteur privé, 2016

T4 2016

T3 2016

T2 2016

T1 2016

+Postes à pourvoir : Postes vacants dans le secteur privé, 2015

T4 2015

T3 2015

T2 2015

T1 2015

+Postes à pourvoir : Postes vacants dans le secteur privé, 2014

T4 2014

T3 2014

T1 2014

+Postes à pourvoir : Postes vacants dans le secteur privé, 2013

T4 2013

T3 2013

T2 2013

T1 2013

 

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