Un écart de rémunération qui pèse lourd sur les finances des municipalités

Selon Rémunération municipale sous enquête, un document d’information de la FCEI, les salaires et les avantages sociaux des employés municipaux continuent d’exercer une pression sur les finances publiques parce qu’ils sont nettement supérieurs à ceux des employés du secteur privé.

Les employés des municipalités canadiennes gagnent en moyenne 22 % de plus – salaires et avantages sociaux confondus – que les employés du secteur privé, soit environ 6,43 $/h de plus pour des postes équivalents.

Les municipalités demandent souvent plus d’argent de la part du fédéral et des provinces ou encore plus de pouvoirs de taxation. Toutefois, la solution à leurs problèmes ne réside peut-être pas tant du côté des revenus que de celui des dépenses. Lorsque l’on constate que la rémunération des employés municipaux est nettement au-delà des normes en vigueur dans le secteur privé et qu’elle représente environ la moitié des dépenses municipales, on comprend qu’il y a certainement quelque chose à faire de ce côté-là avant de faire payer davantage les contribuables. C’est pourquoi la FCEI a fait parvenir une lettre ouverte aux mairesses et aux maires à travers le Canada afin d’attirer leur attention sur les constats et les recommandations tirés du document d’information Rémunération municipale sous enquête.

Les dépenses de fonctionnement réelles (corrigées en fonction de l’inflation) des municipalités au pays ont augmenté quatre fois plus rapidement que le taux de croissance de la population au cours des 13 dernières années. Environ la moitié de ces dépenses est consacrée aux salaires et aux avantages sociaux des employés municipaux.

Les écarts de rémunération en faveur des employés municipaux varient d’une région à l’autre, les plus importants étant relevés au Québec (23 %), en Ontario (21 %) et au Nouveau-Brunswick (19 %). Au niveau des principaux centres urbains, c’est à Toronto (26 %) et à Montréal (25 %) que ces écarts sont les plus importants.

Les municipalités canadiennes vivent trop souvent au-delà de leurs moyens. Or, il faut se rappeler qu’il n’y a qu’une seule poche dans laquelle on puise constamment : celle des contribuables! Ainsi, il est important que les municipalités agissent pour mieux contrôler la rémunération de leurs employés et qu’elles soient dotées de tous les outils nécessaires pour le faire.

Voici des recommandations de la FCEI pour réduire l’écart de rémunération :

  • Comparer la valeur combinée des salaires, des avantages sociaux et des heures de travail de leurs fonctionnaires aux données locales équivalentes dans le secteur privé afin d’établir des niveaux de rémunération appropriés.
  • Limiter les hausses de rémunération, en particulier lorsqu’il y a des écarts importants, jusqu’à ce que les niveaux de rémunération dans le secteur public correspondent à ceux du secteur privé.
  • Éliminer les dispositions sur la retraite anticipée prévues dans les régimes de retraite.
  • Supprimer la possibilité d’accumuler les congés de maladie.
  • Inscrire les nouveaux employés à des régimes à cotisations déterminées ou aux modèles de partage des risques plutôt qu’à des régimes à prestations déterminées.

Lisez le document d’information de la FCEI.

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