Postes à pourvoir : Postes vacants dans le secteur privé, T4 2016

Mars 2017
Ted Mallett, vice-président et économiste en chef

Le taux de postes vacants dans le secteur privé au Canada est demeuré à 2,4 % au quatrième trimestre de 2016. Cette stabilité, relevée pour la quatrième fois de suite, fait écho à la constance du taux de chômage. Malgré le fait que plus de 300 000 postes soient restés vacants, ce taux reflète une faiblesse persistante du marché de l’emploi au pays.

La stabilité à l’échelle nationale masque toutefois d’importantes différences régionales et sectorielles. Ainsi, les taux de postes vacants sont plus forts en Colombie-Britannique (3,1 %), en Ontario (2,8 %), au Québec et au Nouveau-Brunswick (toutes les deux à 2,5 %). En ce qui concerne l’Ontario, le taux a atteint son plus haut sommet depuis que la FCEI a commencé à recueillir des données pour cette étude en 2004. En revanche, on constate encore en Alberta (1,5 %) et en Saskatchewan (1,9 %) un affaiblissement important du marché de l’emploi, lequel se manifeste généralement par des taux de postes vacants peu élevés. Malgré ce faible niveau, il semblerait cependant que la tendance à la baisse, observée dans ces deux provinces pendant la quasi-totalité de 2015 et 2016, soit terminée.

Du côté des industries, le taux de postes vacants a augmenté dans les secteurs du pétrole et du gaz, de la construction, de la fabrication, du commerce de gros, des soins de santé et de l’hébergement/la restauration. Par contre, il a baissé dans les secteurs de l’agriculture, du commerce de détail, des services professionnels et des services personnels. Les résultats par secteur ne donnent toutefois qu’une image partielle des postes vacants étant donné qu’ils ne reflètent pas nécessairement les besoins spécifiques des entreprises en termes d’emplois ou de compétences. Par ailleurs, les petites entreprises sont naturellement plus susceptibles que les grandes d’afficher des taux de postes vacants plus élevés, car leur réalité rend plus difficile la mobilité de la main-d’œuvre à l’interne.

Le sondage sur lequel s’appuie ce rapport fait encore une fois ressortir clairement la relation qui continue d’exister entre les postes vacants et les salaires. Les chefs de PME qui comptent au moins un poste vacant prévoyaient une hausse moyenne de 1,7 % des salaires dans leur entreprise au quatrième trimestre de 2016, alors que ceux qui n’ont pas de postes vacants comptaient les augmenter de 1,2 % seulement.

+Figure 1 : Taux de postes vacants

+Figure 2 : Taux de postes vacants selon la taille de l’entreprise

+Tableau 1 : Postes vacants dans le secteur privé, par province, au T4 2016

+Figure 3 : Hausses de salaire moyennes prévues, T4 2016

+Figure 4 : Taux de postes vacants par province

+Figure 5 : Taux de postes vacants par industrie

  

Remarques : Méthodologie et qualité des données

Les résultats actuels sont basés sur 1 802 réponses recueillies au tout dernier trimestre. Ils sont extraits du sondage de la FCEI Les perspectives de votre entreprise, réalisé tous les mois auprès d’un échantillon aléatoire stratifié de propriétaires-exploitants membres de la FCEI dont l’identité a été validée.

Dans le sondage, les répondants indiquent le nombre total d’employés qui travaillent à l’heure actuelle dans leur entreprise à temps plein et à temps partiel. Ils doivent aussi répondre à la question suivante : « Combien de postes sont vacants dans votre entreprise depuis au moins 4 mois parce que vous n’êtes pas en mesure de trouver des employés qualifiés? » L’absence de réponse est traitée comme une absence de postes vacants. Le taux de postes vacants correspond au nombre total de postes vacants divisé par la somme des postes occupés et des postes vacants. Le traitement des valeurs aberrantes repérées par une analyse de régression se fait en plafonnant ces postes vacants au 90e percentile, selon les catégories de taille de l’entreprise.

Pour tenir compte des échantillons trimestriels de petite taille, les données relatives au groupe des employeurs de 500 employés ou plus sont imputées à l’aide des ratios historiques globaux par rapport aux autres catégories de tailles d’entreprise de 2004 à aujourd’hui. Les chiffres totaux des postes occupés et des postes vacants sont ensuite repondérés par province et par industrie selon les données trimestrielles extraites de l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH) de Statistique Canada. Les postes occupés au sein du secteur agricole sont ajoutés et les postes occupés dans le secteur public sont soustraits sur la base des totalisations personnalisées de la FCEI qui sont tirées de l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada.

Les séries de données de chaque composante sont désaisonnalisées et traduites en tendances à l’aide de la méthode x-12. Pour prendre en considération les points de données qui manquent à l’occasion, les données des provinces et des industries font l’objet d’un ajustement additionnel avant d’être désaisonnalisées, puis elles sont rajustées par la suite pour correspondre, au total, aux chiffres nationaux.

En raison de l’utilisation de moyennes mobiles centralisées et de la désaisonnalisation, les nouvelles données trimestrielles peuvent entraîner des révisions des estimations passées. C’est la raison pour laquelle les marges d’erreur statistiques déterminées de façon empirique qui accompagnent normalement les sondages ne s’appliquent pas.

Comparaison avec les estimations de postes
vacants de Statistique Canada

Depuis le premier trimestre de 2015, la nouvelle
Enquête sur les postes vacants et les salaires1
(EPVS) de Statistique Canada fournit des estimations
des taux de postes vacants au pays. Ces taux sont
près de deux fois plus élevés que ceux tirés précédemment de l’Enquête sur l’emploi, la
rémunération et les heures de travail (EERH). Les données initiales de l’EPVS sont à présent presque identiques aux données trimestrielles de la FCEI.
Cela tient principalement au fait que les méthodologies utilisées sont plus comparables. Il faut souligner que Statistique Canada sonde maintenant les propriétaires d’entreprise et les responsables du recrutement dans les emplacements commerciaux, plutôt que les services de la paie des sièges sociaux. Les autres principales différences méthodologiques sont l’échantillon plus grand de l’EPVS et la désaisonnalisation des données de la FCEI.

1. http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/170125/dq170125a-fra.htm

 

Rapports précédents :

+Postes à pourvoir : Postes vacants dans le secteur privé, 2016

T2 2016

T1 2016

+Postes à pourvoir : Postes vacants dans le secteur privé, 2015

T4 2015

T3 2015

T2 2015

T1 2015

+Postes à pourvoir : Postes vacants dans le secteur privé, 2014

T4 2014

T3 2014

T1 2014

+Postes à pourvoir : Postes vacants dans le secteur privé, 2013

T4 2013

T3 2013

T2 2013

T1 2013

 

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