68 milliards $ : c’est le montant des dépenses excédentaires des municipalités sur 10 ans

Notre plus récent rapport sur les dépenses municipales révèle que l’ensemble des villes canadiennes ont dépensé un excédent total de 68 milliards $ de 2003 à 2013. Ce surplus de dépenses entraîne inévitablement des hausses de taxes, d’impôts et d’autres frais.

Ce rapport présente une analyse de la croissance des dépenses de fonctionnement de 14 grandes villes canadiennes : Vancouver, Victoria, Calgary, Edmonton, Regina, Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montréal, Québec, Moncton, Halifax, Charlottetown et St. John’s.

À Victoria, les dépenses de fonctionnement réelles étaient 6 fois plus élevées que le taux de croissance de sa population au cours de cette période. Par contre, la Ville d’Ottawa a réussi à maintenir ses dépenses de fonctionnement près des repères de référence que sont l’inflation et la croissance démographique. La Ville de Toronto, elle, a également diminué ses dépenses ces dernières années, se rapprochant du niveau de référence (croissance de la population). De son côté, la Ville de Montréal a adopté, en 2014, un plan quinquennal de gestion de sa main-d’œuvre qui vise à faire diminuer le coût des salaires en réduisant le personnel de la Ville. Au début de mars 2015, le maire de Montréal a également annoncé son intention de réduire de plus de 10 % la rémunération des employés de la Ville.

Qu’est-ce qui explique que les municipalités dépensent autant?

Les dépenses excédentaires des municipalités sont notamment dues aux salaires et avantages sociaux de leurs employés.

  • La majeure partie des dépenses de fonctionnement est consacrée aux salaires et aux avantages sociaux des employés municipaux.  
  • La main-d’œuvre du secteur municipal a connu une expansion plus rapide que dans le secteur privé.
  • Si l’on tient compte des salaires et des avantages sociaux, les fonctionnaires municipaux ont un avantage de rémunération de 22 % par rapport au secteur privé pour des postes comparables.

Devant ces constats, la FCEI estime que les gouvernements devraient éviter d’accorder aux municipalités davantage de transferts généraux tant qu’elles n’auront pas ramené leurs dépenses de fonctionnement à des niveaux ne dépassant pas les taux d’inflation et de croissance démographique. À ce chapitre, mentionnons que l’harmonisation de la rémunération globale des employés municipaux avec les normes du secteur privé et la viabilité des régimes de retraite représentent des pistes de solution clés pour y arriver.

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