Budget du Québec 2017-2018 : Réinvestissements en santé et éducation et baisses d’impôt sont au cœur des priorités des PME

Montréal, le 28 février 2017 – La FCEI dévoile les demandes budgétaires des chefs de PME du Québec qu’elle a récemment présentées au ministre des Finances du Québec, M. Carlos Leitão. « La discipline budgétaire appliquée par le gouvernement du Québec porte fruit et laisse de la marge de manœuvre pour permettre certains réinvestissements dans le prochain budget. À cet effet, les PME souhaitent que le gouvernement priorise la santé et l’éducation ainsi que le remboursement de la dette et les réductions d’impôt pour les particuliers et les entreprises », indique Martine Hébert, vice-présidente principale de la FCEI, à la lumière des résultats d’un sondage effectué par la FCEI auprès de 585 propriétaires de PME en janvier 2017.

Quelques faits saillants
En réponse à la question visant à savoir, outre les allègements fiscaux et réglementaires, quelles sont les trois autres principales mesures que le gouvernement devrait mettre en place pour assurer la croissance de leur entreprise, les chefs de PME mentionnent :

  • Rééquilibrer les lois du travail pour les rendre plus équitables à la fois envers les employeurs et les travailleurs (47 %).
  • Procurer des allègements fiscaux aux PME pour aider à financer des conseils de professionnels externes (ex. conseils marketing, fiscaux, légaux, etc.) (38 %).
  • Implanter des mesures pour réduire les coûts énergétiques (35 %).
  • À peine un propriétaire de PME sur cinq (19 %) estime que le gouvernement devrait prioriser l’accroissement des subventions et des crédits d’impôt aux entreprises.

Plus de neuf chefs de PME sur dix (91 %) affirment qu’il sera difficile pour leur entreprise d’absorber des coûts additionnels (ex. : hausses du salaire minimum, des cotisations au RRQ, etc.). La FCEI a donc demandé des mesures d’atténuation, notamment pour faire face à l’augmentation de 4,7 % du salaire minimum en 2017.

Par ailleurs, les entrepreneurs québécois ont réagi à différentes propositions soumises par la FCEI. À cet effet on retient notamment qu’ils souhaitent à 88 % que le Québec mise davantage sur le développement responsable de ses ressources naturelles.

Également, environ le tiers estime que le gouvernement est sur la bonne voie pour assurer la croissance économique de la province (31 %). « Il s’agit quand même d’un pourcentage plus élevé que ce que l’on constate dans d’autres provinces ou au niveau fédéral. Il faut rappeler que le gouvernement a envoyé des signaux positifs aux PME : baisses de taxes sur la masse salariale, lutte à la paperasse, baisse de l’impôt des PME manufacturières, etc. Toutefois, il semble rester du chemin à faire. Par ailleurs, les propriétaires de PME ne voient peut-être pas non plus comment concrètement profiter des grands projets d’investissements annoncés par le gouvernement comme ceux liés aux stratégies maritime, d’exportation ou numérique. Il y a sans doute là des efforts de communication à intensifier de la part du gouvernement », explique Martine Hébert.

Annuler l’augmentation d’impôt de 48 % des plus petites entreprises en vigueur depuis le 1er janvier 2017
La FCEI a également demandé au gouvernement de revenir sur sa décision de hausser de 48 % le taux d’imposition de milliers de petites entreprises, hausse en vigueur depuis le 1er janvier, et s’appliquant aux petites entreprises qui cumulent moins de 5 500 heures travaillées annuellement. Cette mesure introduite dans les derniers budgets du Québec est dans les faits, très complexe à appliquer en plus d’ajouter un fardeau supplémentaire à la paperasse imposée aux PME. C’est pourquoi d’ailleurs, environ 14 000 chefs de PME ont écrit au ministre des Finances pour le presser de revenir sur sa décision et d’abaisser le taux d’imposition de toutes les PME à 4 %, la moyenne canadienne. « Si le gouvernement veut empêcher l’utilisation de stratagèmes fiscaux par certains professionnels qui ne sont pas considérés comme assumant des risques entrepreneuriaux au sens de la loi, alors qu’il le fasse directement. Autrement, des milliers de petites entreprises de toutes les régions seront affectées. C’est injuste et inéquitable », affirme Mme Hébert.

Au total, la FCEI a soumis dix recommandations au ministre des Finances. Pour les consulter, de même que de plus amples résultats du sondage prébudgétaire de la FCEI, visitez le www.cfib-fcei.ca/cfib-documents/qc1148.pdf.

Méthodologie 
Le sondage de la FCEI a été mené entre le 16 et le 19 janvier 2017 auprès de 585 propriétaires de PME. La marge d’erreur est de 4,1%, 19 fois sur 20.

À propos de la FCEI
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de petites et moyennes entreprises du Canada, comptant 109 000 membres dans tous les secteurs et toutes les régions.

Renseignements :
Amélie Desrosiers, directrice des communications
Téléphone : 514 861-3234 poste 1824 | Cellulaire : 514 817-0228
amelie.desrosiers@fcei.ca

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