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Augmentation du salaire minimum: les PME ont été entendues

Depuis quelques mois, l’augmentation du salaire minimum est au cœur des débats sur la place publique. Certains groupes souhaitent voir le salaire minimum augmenté à 15 $/heure pour, disent-ils, mieux soutenir les personnes à faible revenu. De notre côté, nous savons quel serait l’impact d’une telle hausse sur votre entreprise et sur l’économie en général. C’est pourquoi nous nous y opposons fermement et nous mettons de l’avant d’autres solutions.
 

Le pire a été évité, mais les PME auront besoin de soutien
Nous avons défendu votre position sur toutes les tribunes et les dirigeants nous ont entendus. En effet, le gouvernement a annoncé une augmentation successive du salaire minimum sur 4 ans qui vise à mieux soutenir les travailleurs à faible revenu sans toutefois brimer la compétitivité et la capacité de payer des entreprises québécoises. Donc, depuis le 1er mai 2017, le salaire minimum est passé à 11,25 $/h, ce qui représente une hausse de 50 ¢ et à 9,45 $/h pour les travailleurs à pourboire. Les PME peuvent être soulagées d’avoir évité le pire. De notre côté, nous nous battons pour obtenir une réduction des taxes sur la masse salariale qui compenserait les coûts engendrés par l’augmentation progressive qui amènera le salaire minimum à 12,45 $/h en 2020.

Soyons clairs. Croyons-nous qu’il faut mieux soutenir les personnes à faible revenu? 
Certainement! 

Est-ce que le salaire minimum est la meilleure façon d’y arriver? 
Probablement pas!

Plusieurs s’entendront pour dire qu’il faut mieux soutenir les travailleurs à faible revenu. Or, une hausse rapide et marquée du salaire minimum pourrait avoir des impacts négatifs importants sur eux, sur vous et sur l'ensemble de notre économie :

  • Forte pression sur les coûts de main-d’œuvre dans les petites entreprises : En augmentant le salaire de leurs employés moins expérimentés, les propriétaires d’entreprise, voulant maintenir l’équité entre leurs travailleurs, auront de la pression pour accorder le même traitement à leurs employés qui cumulent davantage d’expérience ou qui occupent des emplois plus qualifiés.
     
  • Impact sur les emplois, les heures travaillées et les prix : Devant la hausse de leurs coûts d’exploitation, certains propriétaires de PME devront soit couper des heures de travail, voire des emplois, retarder des projets d’embauche ou encore augmenter leurs prix de façon significative pour assurer la survie de leur entreprise.
     
  • L’argent n’ira pas entièrement dans les poches des travailleurs : Selon son statut, une personne qui travaille à temps plein au salaire minimum risque de ne pas voir la couleur d’environ le tiers de cette augmentation qui retournera directement dans les coffres de l’État via les impôts qu’elle devra payer et ses cotisations aux différents régimes sociaux (RQAP, RRQ, etc.).

 

Solution gagnante pour tous 
C’est pour éviter ces effets pervers sur l’économie que nous proposons d’autres alternatives pour soutenir les personnes à faible revenu, comme de hausser l’exemption personnelle de base pour ces travailleurs qui sont sur le marché du travail à temps plein. Cette solution consiste à augmenter la tranche de salaire sur laquelle un travailleur ne paie pas d’impôt. Elle serait avantageuse :

  • Pour les travailleurs à faible revenu, elle leur garantit davantage d’argent dans leurs poches.
  • Pour les employeurs, elle leur permet de conserver la marge de manœuvre dont ils ont besoin pour augmenter le salaire de leurs employés plus expérimentés, et ce, au mérite, tout en leur permettant de garder des prix compétitifs.
  • Pour la société, elle permet de maintenir la création d’emplois, de stimuler l’économie et de mieux soutenir les personnes à faible revenu, tout en préservant la viabilité de ses petites entreprises.

 

La FCEI en action! 
Afin de faire entendre le point de vue des PME sur la question et de mettre de l’avant notre proposition pour mieux soutenir les personnes à faible revenu, nous avons notamment :

 

Nous vous invitons à en prendre connaissance. Vous pouvez également consulter notre rapport « Salaire minimum : l’autre perspective ».