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Budget provincial : les 10 mesures que vous devez connaître

Le gouvernement a déposé son budget 2016-2017, mais nous savons que vous avez mieux à faire que de lire des centaines de pages pour savoir comment il compte dépenser votre argent. Nous avons donc décortiqué le budget pour vous afin de voir quelles sont les mesures qui auront un impact sur votre entreprise et sur l’avenir de la province.

Tout au long de l’année dernière, le gouvernement a consulté des groupes et des citoyens et répété que tout était dans sa mire, y compris la fermeture d’hôpitaux et d’écoles, l’ajout de péages sur les autoroutes et une hausse de la TVH. Notre réponse au gouvernement a été très claire : le problème de la province, ce sont ses dépenses, pas ses revenus.

Grâce à votre soutien sans faille et aux 1 200 Alertes Action que nous avons remises au premier ministre en décembre, nous avons remporté quelques victoires importantes pour votre entreprise. Le budget de cette année démontre cependant qu’il reste beaucoup de travail à faire pour que le gouvernement du Nouveau-Brunswick comprenne la réalité des entrepreneurs de la province.

Les 10 principales mesures du budget qui touchent votre entreprise :

1. Hausse de la TVH

À partir du 1er juillet, le Nouveau-Brunswick aura, comme la Nouvelle-Écosse, la taxe de vente la plus élevée au pays.                        

2. Baisse du taux d’imposition des petites entreprises

Même si ce n’est pas indiqué dans le budget, le premier ministre et le ministre des Finances nous ont tous les deux assurés qu’une deuxième baisse sera annoncée sous peu. Le taux passera de 4,0 % à 3,5 % sur la première tranche de 500 000 $ de bénéfices de votre entreprise.  

3. Augmentation du taux d’imposition général des sociétés

Le taux d’imposition général des sociétés s’applique à tous les revenus non admissibles au taux réduit (pour petites entreprises). Ce taux passera de 12 % à 14 % et sera l’un des plus élevés au pays.   

4. Hausse de l’impôt foncier

La taxe sur le transfert de biens réels est un paiement unique versé au moment de l’enregistrement de l’acte de transfert visant l’achat d’un bien réel. Le 1er avril, cette taxe passera de 0,5 % à 1,0 %.

5. Réduction des coûts de l’administration gouvernementale

Le gouvernement coupera 1 300 postes dans la fonction publique au cours des cinq prochaines années.  

6. Meilleure efficacité des services gouvernementaux

Le gouvernement réduira le nombre de ses centres d’appel de 40 à 4 et fermera les centres d’information aux visiteurs peu achalandés.  

7. Recours à la privatisation

Le gouvernement procédera à l’analyse nécessaire afin de quantifier la valeur économique du camp de pêche Larry’s Gulch et de trouver des exploitants privés qualifiés, de sorte que le camp soit exploité par un promoteur privé en 2017-2018. Il en fera de même avec le parc provincial Mactaquac.

8. Rendre les avantages sociaux du secteur public plus équitables

Le gouvernement lancera des initiatives pour réduire le recours aux congés de maladie, le report de crédits de vacances et la durée des congés d’indemnisation des accidents du travail.  

9. Maintien des dépenses en santé et en éducation

Le gouvernement a choisi le statu quo en matière de santé et d’éducation et ne touche à peu près pas à ces deux ministères qui prennent la part du lion du budget.  

10. Fin du taux de taxation sur les revenus élevés

Le gouvernement a éliminé le taux de taxation de 25,75 % qu’il avait mis en place l’an dernier pour les revenus supérieurs à 250 000 $. Et le taux pour les revenus supérieurs à 150 000 $ est réduit de 21 % à 20,3 %.

D’autres données à retenir :

9 milliards $ : total des dépenses planifiées pour l’année à venir

347 millions $ : déficit prévu pour l’année à venir

2020 : année où le gouvernement prévoit (enfin) atteindre l’équilibre budgétaire

13,5 milliards $ : dette nette du Nouveau-Brunswick à la fin de l’exercice financier (ou 17 880 $ pour chaque résident de la province).

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick se prépare à aller de l’avant avec son « plan de croissance », mais nous ne relâcherons pas la pression. Nous continuerons à faire connaître vos points de vue aux politiciens et aux fonctionnaires pour qu’ils comprennent bien que la seule façon d’assurer notre prospérité économique et de créer des emplois, c’est d’adopter des mesures favorables aux PME.