Lorsque des arrêts de travail surviennent dans des secteurs sous réglementation fédérale, ce sont les PME qui sont les plus durement touchées. Elles subissent des pertes bien après la fin des conflits de travail. Des commandes sont annulées, des contrats sont suspendus et des clients mécontents se tournent vers des solutions plus fiables.
Les entrepreneurs locaux, exclus des négociations, ne devraient pas avoir à payer le prix lorsqu’un différend survient entre les syndicats et leurs employeurs.
Selon un sondage de la FCEI, les récents arrêts de travail chez CN et CPKC, dans les ports de la Colombie-Britannique, au Port de Montréal et à Postes Canada ont coûté aux PME canadiennes une somme médiane de 10 000 $ en 20241.
En 2024, la grève à Postes Canada a coûté environ 100 millions de dollars par jour aux PME en pertes de productivité et en retards2. Il ne s’agit pas uniquement de pertes financières, mais aussi de temps et de ressources irrécupérables.
L’incertitude causée par les arrêts de travail, ainsi que leurs effets sur les activités des entreprises, accentuent la pression sur leurs marges déjà minces et illustrent l’importance des enjeux pour les PME lors de conflits de travail.
Le 11 juin 2026, le Comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM) a publié un rapport dont certaines recommandations font écho aux nôtres :
Forte de l’appui du Comité, qui demande à Ottawa de tenir compte des répercussions globales des grèves, la FCEI continuera de faire pression sur le gouvernement afin d’éviter les perturbations injustifiées de la chaîne d’approvisionnement et d’assurer son bon fonctionnement en tout temps.
Nous continuons également de suivre de près les changements à Postes Canada. Le jeudi 18 juin 2026, son PDG, Doug Ettinger, a indiqué au Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires de la Chambre des communes que des annonces sont prévues pour l’automne et qu’elles devraient tenir compte des besoins des PME.
Aucune PME canadienne ne devrait avoir à payer le prix lorsque de grands syndicats mettent l’économie en péril pour défendre leurs intérêts.