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Réforme des normes du travail : vous avez besoin de plus de flexibilité

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En mars dernier, le gouvernement du Québec a entrepris une importante réforme des normes du travail. Son objectif : faciliter la conciliation travail-famille. Un objectif noble, mais qui s’accompagne d’une facture salée pour vous : près de 700 millions de dollars par an! Nous faisons donc des représentations auprès du gouvernement pour qu’il tienne compte de votre réalité et vous laisse plus de flexibilité.

Vous contraindre à faire ce que vous faites déjà : ça nuit à votre compétitivité
Nous expliquons au gouvernement que vos employés sont importants pour vous. Vous leur offrez déjà des mesures de conciliation travail-famille ainsi qu’un salaire et des conditions de travail qui dépassent bien souvent les normes minimales du travail. Par contre, lorsque le gouvernement vous impose d’appliquer des conditions minimales de travail peu importe l’employé concerné, il vous empêche de répartir les ressources de votre entreprise selon ses propres besoins, sa logique et sa réalité commerciale.
Votre PME à besoin de flexibilité pour tirer son épingle du jeu compte tenu de la compétition féroce à laquelle vous faites face. Vous contraindre à répartir vos ressources selon un cadre rigide nuit considérablement à votre compétitivité!
Quelques mesures préoccupantes

Quelques mesures préoccupantes
Voici quelques aspects qui nous préoccupent et qui entreront en vigueur le 1er janvier 2019 :

  • Selon le gouvernement, la facture sera de 700 millions de dollars par an. Mais à cela s’ajoutent les coûts indirects de ces nouvelles mesures, tel que le l’effet domino qu’aura une augmentation des conditions de travail minimales au Québec. En effet, si le gouvernement augmente les conditions minimales de votre employé le moins expérimenté, cela vous obligera peut-être à augmenter les conditions de votre employé le plus expérimenté. Ces coûts indirects s’additionneront à votre facture!
  • Les employés auront droit à une 3e semaine de vacances après trois années de service plutôt que cinq.
  • Les travailleurs bénéficieront de deux jours de congé payés additionnels pour des raisons familiales ou de maladie.
  • Un employé pourra refuser de travailler s’il ne reçoit pas son horaire de travail 5 jours à l’avance.
  • En cas de volume inattendu ou de situation imprévisible, vous ne pourrez plus demander à un employé qui est déjà sur place de remplacer temporairement un employé absent au-delà d’un délai de deux heures supplémentaires (présentement, le délai est de 4 heures).
  • Il sera désormais obligatoire de détenir un permis délivré par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour exploiter une agence de placement de personnel. De plus, le salaire payable à un salarié de l’agence devra désormais être le même que celui qui sera payé à un salarié permanent du client de cette même agence. pour exploiter une agence de placement de personnel (la date d'entrée en vigueur de cette mesure n'a pas encore été déterminée).

Nous avons rappelé au gouvernement que ces mesures vous enlèvent de la flexibilité, alors que vous disposez déjà d’une marge de manœuvre limitée pour répondre aux besoins diversifiés de vos employés et votre entreprise.

Les employeurs ont à cœur le bien-être de leurs employés

Nous rappelons aussi au gouvernement que vous accordez déjà des avantages à vos employés en fonction des besoins et de votre réalité d’affaires, comme le démontrent les résultats d’un de nos récents sondages :

  • 99 % des répondants affirment que la santé et la sécurité au travail de leurs employés sont importantes pour eux.
  • 98 % essaient constamment d’offrir les meilleures conditions de travail possible à leurs employés.
  • 95 % croient qu’offrir de bonnes conditions de travail permet d’accroître la rétention de personnel.
  • 90 % croient qu’offrir de bonnes conditions de travail accroît la productivité des employés.
  • 92 % offrent une ou des mesures de conciliation travail-famille.
  • Le salaire horaire moyen dans les PME est 58 % plus élevé que le salaire minimum.

Vous avez des questions sur la réforme des normes du travail ? Vous avez une histoire à nous raconter ? Appelez votre conseiller FCEI.