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Blocages ferroviaires : une PME sur quatre est impactée et plusieurs autres pourraient l’être bientôt

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Montréal, le 25 février 2020 – Près d’un quart des entreprises canadiennes se disent victimes des blocages ferroviaires actuels, et 48 % de plus s’attendent à l’être d’ici peu. C’est ce que montrent les résultats préliminaires d’un nouveau sondage FCEI qui indique, par ailleurs, que les entreprises touchées ont perdu en moyenne 60 000 $ depuis le début des blocages.

« La perturbation continue des services ferroviaires prend rapidement la forme d’une véritable crise pour les PME, déclare Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la FCEI. De nombreux propriétaires d’entreprise de partout au pays nous disent qu’ils ont dû interrompre leurs activités, mettre à pied du personnel ou réduire leurs approvisionnements. Beaucoup d’entre eux risquent de perdre d’importants contrats au profit de concurrents internationaux et craignent que cela nuise à la réputation qu’ils ont auprès de leurs clients. Il n’y a pas de réponse simple à ce problème complexe, mais les risques de l’inaction sont élevés. »

Bon nombre de propriétaires d’entreprise dépendent des transports ferroviaires pour s’approvisionner et acheminer leurs marchandises sur le marché. En général, ils n’ont pas beaucoup de ressources et de réserves de liquidités pour faire face à une interruption de service prolongée. En fait, 62 % avouent être très inquiets des impacts des blocages sur leur entreprise. Ils sont 90 % à penser que le gouvernement fédéral devrait se donner comme priorité de travailler avec les provinces et les services de maintien de l’ordre pour assurer un retour à la normale des services ferroviaires. 

« Cette situation risque d’avoir des conséquences désastreuses sur les PME et sur l’ensemble de l’économie canadienne qui vont bien au-delà des blocages, précise M. Guénette. En plus du risque d’atteinte à leur réputation, 90 % des propriétaires d’entreprise que nous avons sondés ont peur que cela ébranle la confiance des investisseurs au pays. »

C’est dans les quatre provinces de l’Ouest canadien que les entreprises ont le plus subi les blocages, suivies par la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. En ce qui concerne les secteurs, l’agriculture est le plus durement touché, puis viennent le commerce de gros, les ressources naturelles, les transports et la fabrication. Cela dit, tous les secteurs et toutes les provinces ont subi des effets négatifs significatifs, notamment les détaillants (23 %). 

Le sondage FCEI a été envoyé à des chefs d’entreprise le 21 février et il est toujours en cours. Nous avons reçu 6 802 réponses jusqu’ici et plus d’un millier d’exemples d’effets négatifs ressentis par les PME à cause des blocages :

  • Un propriétaire d’entreprise qui dépend de l’importation et de l’exportation de marchandises a perdu plus de 80 000 $ et a dû mettre à pied tous ses employés parce que ses frais d’exportation ont été multipliés par trois.
  • Un fabricant d’enseignes de magasins n’a pas pu respecter ses délais, ce qui a contraint ses clients mécontents à ouvrir leurs magasins sans enseigne.
  • Une entreprise albertaine attend des équipements en provenance d’Allemagne d’une valeur de 750 000 $ sans lesquels elle ne peut continuer de fonctionner. 
  • Une entreprise qui livre à des particuliers des équipements médicaux de première nécessité a dû arrêter ses activités.
  • Les exploitants agricoles ne peuvent envoyer leurs produits sur les marchés, ni être payés, ni libérer de l’espace dans leurs silos pour pouvoir y mettre de nouveaux produits, ni recevoir de l’engrais pour les semailles de cette année.   
  • L’inventaire dont a besoin un nouveau concessionnaire automobile de St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, reste coincé sur les rails en attendant de pouvoir être chargé sur un bateau à Halifax.
  • Un restaurateur a dû interrompre ses travaux de rénovation parce qu’il attend le matériel de construction nécessaire pour finir le chantier.

« Au final, le Canada a besoin de tracer clairement la voie pour l’avenir en cherchant un équilibre entre le développement économique, les politiques environnementales et les droits territoriaux des Autochtones afin d’éviter que cette situation se répète et rétablir la confiance des investisseurs », conclut M. Guénette.

La FCEI continuera à surveiller la situation et réalisera d’autres sondages auprès de ses membres si les blocages ne sont pas levés d’ici la fin de la semaine. 

À propos de la FCEI 
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 110 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus.

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Renseignements :  
Wissal El Alaoui, attachée de presse, FCEI
Tél. : 514 861-3234 poste 1808 | Cell. : 514 817-0228
[email protected]