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Projet de loi no 9 : Passer des intentions aux résultats - FCEI

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Montréal, le 26 février 2019 – Dans le cadre des consultations sur le projet de loi no 9 – Loi visant à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes, la FCEI a salué la volonté du gouvernement de mieux arrimer l’immigration avec les besoins du marché du travail. Elle a aussi dit souhaiter que son adoption puisse conduire à des résultats concrets pour les employeurs, ce qui est attendu depuis des années. « Alors que le Québec vit actuellement d’importantes pénuries de main-d’œuvre, il importe que cette fois-ci soit la bonne. Pour ce faire, il faudra que l’application de la loi soit accompagnée d’une série d’actions complémentaires comme le changement de la grille de sélection. Cette dernière ne permet pas aux personnes moins scolarisées de se qualifier alors qu’elles pourraient occuper les emplois qui sont les plus en demande. Elles auront donc beau s’inscrire sur ARRIMA, mais sans changements dans la grille de pointage, elles risquent de ne pas se qualifier quand même », affirme Martine Hébert (M. Sc. écon.), vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI.

ARRIMA : une bonne chose, mais pas la panacée...
La FCEI a aussi rappelé que le nouveau système de déclaration d’intérêt permettra certes de conduire à un meilleur arrimage entre les profils des immigrants et les besoins des employeurs, mais sa portée pourrait être limitée et favoriser les personnes surqualifiées. « Pour déclarer son intérêt sur un site Internet étranger en français, il faut d’une part avoir accès à un ordinateur et savoir s’en servir, et d’autre part, disposer d’un niveau de maîtrise du français important. Autrement dit, le nouveau système favorise inévitablement les travailleurs plus qualifiés, ce qui nous ramène donc à un processus où on privilégie l’accueil de personnes surqualifiées. Il faut donc soutenir les bassins de travailleurs moins qualifiés à l’étranger dans leur inscription au système et continuer de miser sur les travailleurs étrangers temporaires », ajoute Mme Hébert.

Faciliter le recrutement à l’international
La FCEI a aussi salué la volonté du gouvernement de procéder à un allègement du fardeau des employeurs qui recrutent à l’international. « La pénurie de main-d’œuvre frappe particulièrement les petites entreprises, celles qui ont moins de 20 employés. Souvent, ces entreprises n’ont pas de service de ressources humaines ou de ressources juridiques à l’interne. Il est donc important de simplifier les processus administratifs liés au recrutement international et d’éviter les dédoublements de procédures aux niveaux fédéral et provincial. Nous souhaitons donc que les règlements qui découleront de ces dispositions du projet de loi s’inscrivent dans cette voie », soutient Martine Hébert.

La responsabilité des employeurs en matière d’intégration
Enfin, bien que la FCEI soit en accord avec les objectifs visant à favoriser une intégration réussie des personnes immigrantes, elle se questionne sur la portée de certaines dispositions à cet effet pour les employeurs. Elle craint que ces dernières permettent d’exiger des employeurs de déployer des programmes d’apprentissage des valeurs démocratiques québécoises ou de francisation en entreprise. « Cela est préoccupant, car ça ne fait pas partie du domaine d’expertise des propriétaires de PME, sans compter que toutes les entreprises ne disposent pas des mêmes ressources. Si nous pouvons affirmer avec certitude que les chefs de PME sont désireux de faire leur part, il faut aussi bien comprendre les limites auxquelles ils sont confrontés. Nous estimons que les institutions d’enseignement, les groupes communautaires et ceux œuvrant en employabilité seraient plus qualifiés pour participer à ces aspects de l’intégration des personnes immigrantes et qu’ils devraient être mis à profit. Ensemble, nous pouvons favoriser une meilleure intégration des personnes que nous accueillons », conclut Mme Hébert.

Pour connaître l’ensemble des recommandations de la FCEI, consultez son mémoire présenté devant la Commission.

À propos de la FCEI
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 110 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives.

Renseignements :
Mélanie Raymond, attachée de presse et conseillère aux affaires publiques, FCEI
Tél. : 514 861-3234 poste 1808 | Cell. : 514 817-0228
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