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L’allègement règlementaire comme levier pour la relance des PME

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Par François Vincent, vice-président Québec à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

Publié le 26 janvier 2021 dans Le Soleil, Le Nouvelliste et Le Droit.

La pandémie a changé nos perspectives sur pratiquement tout, y compris la paperasserie. Il a fallu faire preuve d’une rapidité éclair pour affronter la crise de la COVID-19, par exemple pour mettre en place des programmes d’aide, pour donner aux restaurants des autorisations d’aménagement de terrasses ou pour offrir à certains d’entre eux la possibilité de livrer de l’alcool, etc. 

Cela fait des dizaines d’années que la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) travaille pour que les gouvernements de tous les paliers privilégient l’amélioration continue qui leur permet d’atteindre leurs objectifs sans pour autant accumuler le nombre de papiers à remplir sur les bureaux des entrepreneurs.

Sur ce dossier, le gouvernement du Québec est à l’écoute des entrepreneurs et dans l’action, comme le démontre son Plan d’action gouvernemental en matière d’allègement règlementaire et administratif 2020-2025 déposé en décembre dernier. De son côté, la FCEI continuera de cibler les nouvelles mesures à alléger, notamment en matière de commerce interprovincial.

Il faut souligner aussi les actions des municipalités, comme les villes de Montréal et de Québec, qui ont fait des pas plus qu’encourageants dans ce domaine durant la crise. D’ailleurs, la proactivité de la Ville de Montréal, qui a intégré l’allègement règlementaire dans les mesures de sa Feuille de route pour la relance, est un bon exemple à suivre pour tous les gouvernements de proximité.

Maintenir, mais surtout poursuivre les efforts en matière d’allègement règlementaire est maintenant le défi. Et ce défi représente une avenue qu’on doit emprunter pour aider les PME à se relever de la crise et à relancer l’économie.

Dans notre Rapport sur la paperasserie au Canada publié ce lundi, nous dévoilons que plus de 90% des chefs d’entreprise au Canada estiment que les gouvernements devraient prioriser l’allègement du fardeau administratif. C’est également la première réponse des propriétaires de PME québécoises lorsqu’on leur demande quelles actions le gouvernement provincial pourrait prendre pour les soutenir.

Réduire la paperasserie, c’est donner le temps aux entrepreneurs de s’occuper davantage des défis de leur entreprise et d’assurer la survie même de leur projet. Selon une évaluation récente de la FCEI, c’est 181 000 entreprises au pays qui risquent de fermer leurs portes en raison de la crise, ce qui mettrait en jeu 2,4 millions d’emplois, soit 20% des emplois du secteur privé du pays. Au Québec, les chiffres donnent le vertige, car on parle de 23 000 possibles fermetures d’entreprises et de plus de 290 000 emplois menacés. On voit ici toute l’importance d’appuyer nos entrepreneurs et d’entendre leurs demandes.

Pour se rétablir, les propriétaires de PME souhaitent que les gouvernements poursuivent leur appui aussi longtemps que possible et qu’ils se penchent sur le poids énorme que représentent les dettes accumulées jusqu’ici pour survivre à la COVID-19.

Et comme je le mentionnais, ils demandent à tous les paliers gouvernementaux de poursuivre leur action et leurs efforts pour réduire la paperasserie. Au vu des défis multiples qui se profilent à l’horizon, les gouvernements ont tout à gagner à le faire, car, rappelons-le, de telles actions ne représentent pas de grands investissements ni une perte de revenus pour nos gouvernements. 39 milliards $: c’est notre évaluation du coût actuel de la règlementation imposée aux PME canadiennes. Même si de nombreux règlements sont nécessaires à notre société, beaucoup ne lui apportent pas une plus-value. Cette paperasse excessive coûte à elle seule 11 milliards de dollars. On peut donner ici comme exemple le langage règlementaire qui porte à confusion, les conseils et règlements contradictoires, les délais d’attente et la bureaucratie qui donnent des maux de tête à nos entrepreneurs.

Répondre à une priorité exprimée par les dirigeants de PME du pays, voilà une belle piste pour assurer des retombées économiques et contribuer à la relance. Engageons-nous, surtout maintenant que nous nous apprêtons à remonter la pente, à conserver une souplesse administrative et à poursuivre l’amélioration continue.

Nos entrepreneurs ont besoin d’un grand coup de pouce, de moins de stress et de plus de temps pour prendre l’élan nécessaire à la reprise. Poursuivons ensemble, entrepreneurs et décideurs politiques, ce chemin vers la diminution de la paperasserie et la mise en place d’une règlementation favorable pour la société et le développement entrepreneurial.

À propos de la FCEI
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 110 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus.

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Renseignements :
Wissal El Alaoui, attachée de presse, FCEI
Tél. : 514 861-3234 poste 1808 | Cell. : 514 817-0228
[email protected]