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Postes à pourvoir : Les postes vacants dans le secteur privé au T4 2018

Février 2019

Ted Mallett, vice-président et économiste en chef

Le taux de postes vacants dans le secteur privé au Canada a légèrement baissé au quatrième trimestre de 2018. Selon les dernières estimations, il a perdu 0,1 point par rapport à l’estimation révisée du trimestre précédent (3,1 % contre 3,2 %). C’est la première fois qu’il baisse depuis le 2e trimestre de 2016.

La FCEI estime qu’il y avait environ 409 000 emplois vacants dans le secteur privé au dernier trimestre de 2018, soit à peu près autant qu’au 3e trimestre, mais quasiment 41 000 de plus qu’un an auparavant. Malgré le fléchissement du taux, la tendance montre que les marchés de l’emploi demeurent restreints par rapport aux normes historiques. 

C’est encore au Québec, et de loin, que la pénurie de main-d’œuvre est la plus sévère au pays, le taux de postes vacants persistant à 3,9 %. Le marché de l’emploi est presque aussi serré en Colombie-Britannique où le taux s’est stabilisé à 3,5 %. En Ontario, le taux est lui aussi resté inchangé à 3,1 %, au même niveau que la moyenne nationale.  

On observe une baisse du taux dans quatre provinces. Au Manitoba, il a reculé à 2,4 % et en Alberta à 2,3 %. Dans l’est du Canada, il est tombé à 2,2 % en Nouvelle-Écosse et à 1,5 % à Terre-Neuve-et-Labrador, le plus bas de tous. La situation est inchangée au Nouveau-Brunswick (2,7 %), en Saskatchewan (1,9 %) et à l’Île-du-Prince-Édouard (1,8 %).

Du côté des industries, certains écarts se dessinent. Les taux ont légèrement augmenté dans les secteurs de l’agriculture, de la construction et du commerce de gros, tandis qu’ils ont baissé dans les secteurs des ressources naturelles, de la fabrication, des services professionnels et des services personnels. Ils sont restés invariables dans les autres secteurs.
La pénurie de main-d’œuvre continue de faire pression sur les salaires, mais pas autant que les trimestres précédents. Les entreprises qui ont au moins un poste vacant prévoient une hausse moyenne globale des salaires de 2,3 %, contre 1,6 % pour ceux qui n’en ont aucun.