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Baromètre des affaires - Octobre 2018

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Résultats du sondage du mois d'octobre 2018 sur les perspectives des PME

 

S’il y avait un quelconque espoir que le nouvel accord commercial entre les États-Unis, le Canada et le Mexique redynamise les PME canadiennes, il s’est évanoui, du moins pour l’instant. En effet, en dépit de la signature – à la dernière minute – de cet accord très attendu, l’indice du Baromètre des affairesMD de la FCEI a reculé d’environ un point en octobre (60,5) par rapport aux deux derniers mois.

De nombreux facteurs autres que les accords commerciaux influencent la confiance des PME, comme on le voit en analysant les divers sous-indices. Les gains réalisés en Ontario, en Colombie-Britannique et au Nouveau-Brunswick ont été neutralisés par des baisses au Québec, en Saskatchewan et, dans une moindre mesure, à l’Île-du-Prince-Édouard, à Terre-Neuve-et-Labrador et en Nouvelle-Écosse. C’est toujours à l’Île-du-Prince-Édouard et au Québec que les niveaux de l’indice sont les plus élevés (70,8 et 66,2 respectivement), mais l’écart qui s’est creusé ces derniers mois entre ces deux provinces et les autres commence à se resserrer très nettement. Les propriétaires de PME de l’Alberta, de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labrador demeurent les moins optimistes de tous, l’indice se situant juste au-dessus de la barre des 50 dans ces trois provinces.

Les données sectorielles révèlent un gain important du côté du commerce de détail et un recul dans le secteur de l’hébergement et de la restauration. Les progrès enregistrés par la plupart des autres secteurs sont en grande partie attribuables à l’effet des moyennes mobiles sur plusieurs mois.

L’indice étant mesuré sur une échelle de 0 à 100, un niveau supérieur à 50 signifie que les entrepreneurs qui s’attendent à de meilleurs résultats pour les douze prochains mois sont plus nombreux que ceux qui envisagent une performance plus faible. L’indice varie normalement entre 65 et 70 lorsque l’économie réalise son plein potentiel de croissance.

La proportion de chefs de PME qui affirment que leur entreprise est en bonne santé a légèrement baissé ce mois-ci (43 %). Les plans d’embauche de personnel à temps plein se sont également affaiblis : seuls 16 % d’entre eux comptent augmenter leurs effectifs à temps plein au cours des prochains mois, contre 14 % qui prévoient les réduire. En revanche, les facteurs tenant à la capacité plutôt qu’à la demande semblent significatifs, 47 % des répondants déplorant une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, ce qui constitue un sommet record.

 

Questionnaire

 

Ted Mallett, vice-président et économiste en chef, 416 222-8022
Andreea Bourgeois, analyste principale, 506 855-2526
Simon Gaudreault, directeur principal de la recherche nationale, 514 861-3234