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Postes à pourvoir : Les postes vacants dans le secteur privé au T1 2019

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Juin 2019

Ted Mallett, vice-président et économiste en chef

 

Le taux de postes vacants dans le secteur privé au Canada a atteint un nouveau sommet au premier trimestre de 2019 (3,3 %). Il est supérieur au taux révisé du 4e trimestre de 2018 (3,2 %), mais sa croissance semble ralentir. Il n’a effectivement augmenté que de 0,2 % par rapport au 1er trimestre de 2018, alors qu’il avait progressé de 0,6 % au cours des 12 mois suivant le 1er trimestre de 2017. 

Selon ces toutes dernières statistiques de la FCEI, il y a environ 435 000 postes vacants dans le secteur privé, soit près de 13 000 de plus qu’au dernier trimestre de 2018, période pour laquelle une révision à la hausse avait été effectuée en raison de la croissance plus forte que prévu du nombre d’employés salariés.

L’impression de stabilisation du taux de postes vacants national au premier trimestre cache, en fait, des variations sectorielles importantes. Dans le secteur de la construction, le taux de 4,9 % est largement plus élevé qu’en moyenne, comme avant la crise financière de 2007. Le secteur des services personnels suit de près à 4,7 %. Ces deux secteurs ont une forte proportion de microentreprises qui, en raison de leur structure, sont plus susceptibles que les autres d’afficher des taux de postes vacants élevés. La plupart des autres secteurs connaissent une hausse, sauf le pétrole et le gaz (2,3 %), la fabrication (3,0 %), les finances/assurances/ immobilier (2,1 %) et l’information/arts/culture (1,9 %), qui restent au point mort.

Le resserrement sur le marché du travail s’observe dans la plupart des régions du Canada. Le Québec continue d’être le marché le plus exigeant pour les recruteurs (taux de postes vacants de 4,1 %). En Colombie-Britannique (3,6 %) et en Ontario (3,3 %), les taux dépassent ou égalent la moyenne nationale. Par contre, contrairement à la tendance nationale, on constate un léger fléchissement en Nouvelle-Écosse (2,3 %) et en Alberta (2,1 %). À l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador, il semble plus difficile de pourvoir les postes qualifiés que les postes semi ou peu qualifiés, mais l’écart entre les deux se rétrécit.

Bien que la géographie et le secteur jouent un rôle, ce sont surtout les perspectives d’avenir, les plans de croissance, la taille de l’entreprise et les caractéristiques des emplois selon le type d’entreprise qui expliquent l’augmentation du taux de postes vacants. Le taux de postes vacants a aussi un impact important sur l’augmentation des salaires. Au 1er trimestre de 2019, les entreprises ayant au moins un poste vacant prévoyaient une hausse moyenne globale des salaires de 2,2 %, contre 1,3 % en moyenne pour celles n’en ayant aucun.