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Postes à pourvoir : Les postes vacants dans le secteur privé au T2 2018

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Août 2018

Ted Mallett, vice-président et économiste en chef

Au deuxième trimestre de 2018, le taux de postes vacants dans le secteur privé canadien a repris son ascension : il a gagné un dixième de point par rapport aux deux trimestres précédents pour s’établir à 3,1 %, soit un sommet depuis 2004, qui est l’année où la FCEI a commencé à enregistrer cette donnée. Au total, c’est près de 400 000 postes qui sont demeurés vacants pendant au moins quatre mois parce que les employeurs n’ont pas trouvé de candidats qualifiés. Le pic cyclique précédent était de 2,9 %, à la fin de 2007 et au début de 2008 – avant qu’il ne chute à seulement 1,8 %, en 2010, dans la foulée de la crise financière mondiale.

Ce portrait du niveau de postes vacants est comparable à l’évaluation de Statistique Canada qui établit le taux à 2,9 % (pour le premier trimestre de l’année) et aux données de l’Enquête sur la population active qui montre que le taux de chômage au Canada est à son plus bas depuis une génération.

C’est au Québec, et de loin, que la pénurie de main-d’œuvre se fait le plus sentir, avec un taux de postes vacants atteignant 3,9 % (+0,2 %). Si les conditions sont elles aussi difficiles en Colombie-Britannique et en Ontario – 3,4 % et 3,0 % respectivement –, leurs taux se sont toutefois légèrement rétractés au deuxième trimestre. Le taux a encore augmenté au Manitoba (2,6 %) et en Nouvelle-Écosse (2,5 %), tandis qu’il est resté stable au Nouveau-Brunswick (2,7 %) et en Alberta (2,4 %). On a observé une baisse du taux dans certaines provinces où le marché du travail est moins dynamique, comme la Saskatchewan (1,7 %), Terre-Neuve-et-Labrador (1,5 %) et l’Île-du-Prince-Édouard (1,2 %).

Sur le plan sectoriel, les résultats sont inégaux : le taux de postes vacants progresse dans les secteurs du transport, du commerce de gros et des services professionnels, alors qu’il recule quelque peu dans ceux de la restauration/l’hébergement et des services aux entreprises. Partout ailleurs, le taux demeure inchangé. La pénurie de main-d’œuvre continue de faire pression sur les salaires : les entreprises ayant au moins un poste à pourvoir prévoient une hausse moyenne globale des salaires de 2,7 %, contre 1,9 % pour les entreprises sans poste vacant.