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Postes à pourvoir : Les postes vacants dans le secteur privé au T4 2019

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Février 2020

Ted Mallett, vice-président et économiste en chef

Le taux de postes vacants dans le secteur privé au Canada n’a quasiment pas bougé au quatrième trimestre de 2019 et s’est maintenu à 3,2 %. Les données désaisonnalisées montrent qu’il est stable depuis six trimestres consécutifs. Selon les dernières statistiques de la FCEI, cela représente environ 434 000 postes vacants dans le secteur privé, soit environ 2 400 de plus qu’au 3e trimestre de 2019 et 9 000 de plus qu’il y a 12 mois. Au Québec, 123 500 postes sont restés vacants au dernier trimestre de 2019, soit 3 700 de plus par rapport au trimestre précédent. 

On constate également très peu de variation sur le plan régional, mais les données reflètent toujours des différences marquées au niveau du marché du travail. Les taux de postes vacants ont augmenté de 0,1 % en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador (2,5 % et 2,4 % respectivement), mais ils restent bien en dessous de la moyenne nationale. La situation est stable dans les autres provinces.

Les marchés du travail les plus dynamiques au pays sont encore une fois le Québec, avec un taux de postes vacants de 4,1 %, puis la Colombie-Britannique et l’Ontario qui ont des taux de 3,6 % et 3,2 % respectivement. La pression sur le marché du travail reste moins forte dans les Prairies, les taux allant de 2,1 % en Alberta à 2,4 % au Manitoba. Même son de cloche du côté des Maritimes où les taux varient entre 3,0 % au Nouveau-Brunswick à 1,9 % à l’Île-du-Prince-Édouard. 

Les variations sectorielles sont plus significatives. En effet, les taux ont baissé dans les secteurs de l’agriculture, de la construction et du commerce de détail, mais ce recul est compensé par une hausse dans les secteurs des services professionnels, de l’information, des soins de santé et de l’hébergement/restauration. 

Bien que la géographie et le secteur jouent un rôle déterminant, ce sont surtout les perspectives d’avenir, les plans de croissance, la taille de l’entreprise et les caractéristiques des emplois selon le type d’entreprise qui expliquent l’augmentation du taux de postes vacants. Ce taux a, par ailleurs, un impact important sur l’augmentation des salaires : les entreprises qui ont au moins un poste vacant prévoient une hausse moyenne globale des salaires de 2,0 % au T4, contre 1,4 % pour celles qui n’en ont aucun.
 

February 2020

Ted Mallett, Vice President & Chief Economist

The private sector job vacancy rate saw virtually no change in Q4 2019, holding at 3.2 per cent. On a seasonally adjusted basis, the rate has held steady now for six consecutive quarters. CFIB's latest count represents roughly 434,000 private sector unfilled openings, about 2,400 more than in Q3 2019 and 9,000 more than a year ago. 

There was very little movement among regions in the latest readings as well—but the data still reflect very different labour market conditions. Vacancy rates in Nova Scotia and Newfoundland & Labrador each pushed upwards by a tenth of a point to 2.5 and 2.4 per cent respectively—though they remain well under the national average. No other changes were registered among the provinces. 

The hottest labour markets continue to be Quebec, with 4.1 per cent jobs vacant, followed by British Columbia (3.6 per cent) and Ontario (3.2 per cent). There remains some slack in the Prairie provinces with vacancy rates ranging from only 2.1 per cent in Alberta to 2.4 per cent in Manitoba. Conditions in the Maritimes are similar, but a little more widely spaced—3.0 per cent in New Brunswick versus 1.9 per cent in Prince Edward Island. 

There are more notable changes by sector, however, with falling vacancy rates noted in agriculture, construction and retail. These movements are offset by increases in professional services, information, health care and hospitality. 

Although geography and sector are factors, the drivers of vacancies are more significantly determined by future outlooks, growth intentions, business size and firm-specific job characteristics. There is also a strong influence on wages. Employers with at least one vacancy expect to push average organization-wide wage levels up by 2.0 per cent in Q4—versus a 1.4 per cent gain planned by businesses without any job openings.