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Postes à pourvoir : Postes vacants dans le secteur privé, T2 2019

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Août 2019

Ted Mallett, vice-président et économiste en chef

Au T2 de 2019, les postes vacants dans le secteur privé au Canada se sont maintenus à leurs sommets historiques. Le taux de postes vacants s’est maintenu à 3,2 %, comme lors des trois trimestres précédents. Selon les dernières statistiques de la FCEI, cela représente environ 429 000 postes vacants dans le secteur privé, soit à peu près 1 000 de plus qu’au premier trimestre de 2019 et 23 000 de plus qu’il y a 12 mois.

On pourrait penser qu’on a atteint un plafond, mais certains marchés du travail au Canada demeurent anémiques et pourraient, en théorie, faire encore augmenter le taux national moyen s’ils étaient plus actifs. Le taux de postes vacants a encore monté en Colombie-Britannique (3,9 %). Au Québec, il n’a pas bougé (3,9 %), ce qui correspond à un léger tassement par rapport aux estimations de plus de 4 % de la fin de l’année dernière. Il est stable en Ontario et a encore augmenté au Nouveau-Brunswick, ce qui place ces deux provinces près de la moyenne nationale. Le taux est sous la moyenne dans le reste du pays.

La tendance est à la hausse dans certaines provinces : au Manitoba (2,6 %), à l’Île-du-Prince-Édouard (2,2 %) et à Terre-Neuve-et-Labrador (2,0 %). En revanche, le taux fait du surplace en Nouvelle-Écosse (2,3 %) et il a continué de baisser, légèrement, en Alberta et en Saskatchewan (1,9 % et 2,1 % respectivement) en raison de la faiblesse économique persistante. 

On constate également d’importantes variations sectorielles, mais elles sont souvent attribuables à la taille des entreprises. En effet, de par leur structure, les petites entreprises affichent des taux de postes vacants plus élevés que ceux des grandes.

Bien que la géographie et le secteur soient des facteurs déterminants, ce sont surtout les perspectives d’avenir, les plans de croissance, la taille de l’entreprise et les caractéristiques des emplois selon le type d’entreprise qui expliquent l’augmentation du taux et du nombre de postes vacants. Le taux de postes vacants a, par ailleurs, un impact important sur l’augmentation des salaires : les entreprises qui ont au moins un poste vacant prévoient une hausse moyenne globale des salaires de 2,3 % au T2, contre 1,5 % pour ceux qui n’en ont aucun.