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Salaire minimum : l’autre perspective

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Février 2011

Marylin Braun-Pollon, vice-présidente pour la Saskatchewan et les affaires agroalimentaires
Amelia DeMarco, analyste principale des politiques
Queenie Wong, analyste principale de la recherche

 

L'efficacité des politiques en matière de salaire minimum mises en oeuvre par les gouvernements afin de réduire la pauvreté et d'améliorer la situation des travailleurs à faible revenu est discutable. Le présent rapport examine ces politiques et analyse l'incidence économique des hausses du salaire minimum du point de vue des propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME).

Les propriétaires de PME s'efforcent d'offrir des salaires concurrentiels qui les aideront à attirer et à retenir les bons employés. L'expérience démontre toutefois que de fortes hausses du salaire minimum ont tendance à nuire aux personnes qu'elles sont censées aider : les travailleurs Canadiens peu qualifiés et à faible revenu. Une hausse du salaire minimum oblige en effet les petites entreprises à trouver des façons d'absorber le coût par des mesures telles que la réduction du nombre d'heures de travail et de formation, et même des mises à pied.

Le présent rapport tente d'évaluer le nombre d'emplois au Canada touchés par les hausses du salaire minimum. La FCEI estime qu'une hausse de 10 % du salaire minimum dans toutes les provinces coûte entre 92 300 et 321 300 emplois. Ces pertes d'emplois peuvent prendre la forme de gels de l'embauche, d'une croissance de l'emploi au ralenti ou de mises à pied pendant les ralentissements économiques. Elles touchent bien entendu les travailleurs au salaire minimum, mais également les travailleurs qui gagnent plus.