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Tarifs d’Hydro-Québec : 2 Québécois sur 3 estiment que le gouvernement fait fausse route

Montréal, le 11 avril 2022 – La vaste majorité des Québécois s’opposent fortement (68 %) à ce que les tarifs d’électricité soient augmentés au même rythme de l’inflation. Une très forte proportion de la population (67 %) estime que la Régie de l’énergie devrait fixer annuellement les tarifs d’électricité au Québec. C’est ce que révèlent les résultats d’un sondage Léger qui a été commandé par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Faits saillants du sondage auprès de la population : 

  • 72 % des Québécois sont en accord pour dire que les tarifs d’électricité devraient être fixés afin de permettre à Hydro-Québec d'assurer ses services et obligations vis-à-vis de ses clients, ni plus, ni moins.
  • 67 % des Québécois estiment que la Régie de l’énergie devrait fixer annuellement les tarifs d’électricité au Québec.
  • 58 % des Québécois croient que de permettre à Hydro-Québec d’obtenir une hausse de tarifs plus que le nécessaire à son bon fonctionnement s’apparente à une taxe aux consommateurs. 
  • Seulement 6 % des Québécois sont tout à fait d’accord que les tarifs d’électricité devraient être augmentés au même rythme que l’inflation et 16 % sont plutôt d’accord.

« Le message lancé par la population du Québec aujourd’hui au gouvernement est très fort : l’adoption sous le bâillon du projet de loi 34 était une erreur. De plus, les Québécois sont d’avis qu’une hausse des tarifs plus élevée que ce qui est nécessaire au bon fonctionnement du monopole d’État est une nouvelle taxe imposée aux consommateurs. Donc, la solution trouvée par le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, de déposer un projet de loi pour plafonner l’augmentation annuelle d’Hydro-Québec à 3 %, ne passe pas la rampe, » affirme François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.

Les PME alignées avec les consommateurs québécois

Les résultats de sondage de la FCEI du mois de mars démontrent que les dirigeants de PME ont la même opinion que les citoyens : 85 % veulent que les hausses de tarifs d’Hydro-Québec soient décidées par la Régie de l’énergie. 

Les résultats de l’enquête de la FCEI démontrent également que : 
•    87 % des dirigeants de PME aimeraient voir le gouvernement du Québec geler les coûts relatifs à l’administration gouvernementale (permis, licence, registres, etc.);
•    83 % des PME québécoises demandent une réduction des taxes sur la masse salariale pour les aider à réduire l’impact de la hausse générale des prix

L’augmentation des coûts frappe durement les PME déjà affaiblies par deux ans de restrictions économiques. Une récente note de recherche de la FCEI démontre que pour 3 PME sur 5 l’inflation a un impact négatif significatif sur leur entreprise. Pour tenter d’y faire face, les dirigeants d’entreprises se voient dans l’obligation d’augmenter leurs prix (73 %), de travailler plus d’heures (52 %), ou encore de réduire temporairement leurs marges bénéficiaires pour rester concurrentielles (38 %). 

« Les actions de Québec pour aider les PME confrontées à l’inflation sont tout simplement inexistantes. Pourtant, les répercussions sont énormes : augmentation des prix pour les consommateurs et affaiblissement de la petite entreprise. Le gouvernement provincial doit agir, et ce, rapidement. Pour être en phase avec les PME et la population, une des premières mesures à prendre devrait être le dépôt et l'adoption d’un projet de loi pour réinstaurer le régime qui a été brisé suivant l’adoption du projet de loi 34. Personne ne veut d’une taxe déguisée et c’est pourquoi il faut ramener Hydro-Québec devant la Régie de l’énergie annuellement pour l’établissement de ses tarifs. Cela assurera une prise de décision indépendante et raisonnée qui tient compte de la réalité de tous les acteurs concernés. Le temps presse pour assurer une adoption législative avant les élections. Nous espérons donc que le ministre Julien et le premier ministre Legault ne prendront pas la voie de l’entêtement, mais bien celle de l’écoute de la population et du respect de l’institution qu’est la Régie de l’énergie », conclut M. Vincent.
 

Méthodologie 
•    Le sondage web Léger a été réalisé auprès de 1 002 Québécois(es), âgé(e)s de 18 ans et plus et pouvant s’exprimer en français ou en anglais. Les données ont été collectées du 1er au 3 avril 2022. La marge d’erreur maximale pour un échantillon de 1 002 répondants est de ± 3,0%, et ce 19 fois sur 20. Les résultats ont été pondérés en fonction du genre, de l’âge, de la langue maternelle, de la région, du niveau de scolarité et de la présence d’enfants dans le ménage afin d’assurer un échantillon représentatif de la population québécoise.

•    FCEI, Sondage omnibus du Québec, résultats finaux, 14 mars au 5 avril, 1 135 répondants, marge d’erreur ± 2,9 %, 19 fois sur 20.

Renseignements
Maud Larivière, attachée de presse, FCEI
Tél. : 514-861-3234| Cell. : 514-817-0228
[email protected] 

À propos de la FCEI 
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 95 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus.

11 avril 2022

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