Hausse du salaire minimum : les PME absorbent des coûts supplémentaires
Montréal, le 1er mai 2026 — Aujourd’hui, le salaire minimum au Québec à 16,60 $ l’heure. Cette augmentation de 3,1 % représente un coût annuel de 1 197 $ par employé au salaire minimum, incluant environ 157 $ en taxes sur la masse salariale. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) est soulagée que le gouvernement du Québec ait écarté la proposition d’une hausse du salaire minimum à 20 $ de l’heure, car cela aurait représenté un coût de 10 milliards de dollars et aurait risqué de mettre en péril de nombreuses entreprises et emplois.
Pour la FCEI, l’augmentation du salaire minimum doit répondre à un pourcentage prédéterminé du salaire médian, et être annoncée à l’avance pour permettre aux employeurs de se préparer. Le gouvernement du Québec répond à ces deux demandes.
Il est important de mentionner que trois personnes sur cinq au salaire minimum ont moins de 25 ans et que les deux tiers travaillent à temps partiel. De plus, près de la moitié des personnes occupant un emploi au salaire minimum y restent moins d’un an, ce qui en fait un point de départ, et non pas la ligne d’arrivée.
La FCEI rappelle que cette hausse du salaire minimum s’ajoute aux autres augmentations, comme celles des coûts du carburant, de l’assurance, de l’électricité et des coûts réglementaires. Même avec la baisse du taux d’impôt qui touchera 75 000 PME annoncée mercredi, il y a encore beaucoup de pression fiscale et réglementaire sur les petites entreprises, surtout celles qui ne se qualifient pas au taux d’impôt réduit parce qu’elles ont moins de 3 employés, une restriction unique au pays. Aussi, les taxes sur la masse salariale sont environ 30 % plus élevées que la moyenne canadienne et le Québec est le seul au Canada à imposer une taxe carbone.
La FCEI incite le gouvernement du Québec à poursuivre sa politique de réduction de la fiscalité des petites entreprises, en portant une attention particulière au poids des taxes sur la masse salariale.
D’ailleurs, selon un sondage de la FCEI, advenant une baisse du fardeau fiscal, 58 % des dirigeants de PME affirment qu’ils augmenteraient immédiatement la rémunération de leurs employés. Viennent ensuite, dans l'ordre, le remboursement de la dette de l’entreprise (54 %), l’investissement dans l’innovation (54 %) et l’embauche de nouveaux employés (35 %).
« Les petites entreprises font leur part et s’adaptent, mais ces derniers temps, elles absorbent des hausses de coûts sans répit, tout en subissant une baisse de la demande. Le gouvernement du Québec augmente aujourd’hui le salaire minimum, sans offrir de mesures concrètes pour les plus petites entreprises qui n’ont pas accès aux taux d’impôt réduit et qui paient les plus lourdes taxes sur la masse salariale au Canada. Il a montré qu’il pouvait agir pour les PME. Maintenant, il doit poursuivre l’action pour aider les plus petites entreprises », commente François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.
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Renseignements :
Maud Larivière, conseillère principale aux relations publiques, FCEI
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