Les décisions du gouvernement du Québec en matière économique n’inspirent pas confiance aux Québécois, selon un sondage Léger
Montréal, le 21 janvier 2026 — La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) dévoile un sondage Léger auprès de la population québécoise, faisant passer un message clair : les décisions du gouvernement du Québec en matière économique n’inspirent pas confiance à 59 % des Québécois. La population souhaite un changement de cap plaçant les petites et moyennes entreprises au centre des priorités gouvernementales. Le sondage auprès de 1 011 résidents de la province a été réalisé du 16 au 19 janvier 2026, soit après l’annonce du départ du premier ministre du Québec.
Les résultats sont très parlants :
« Cela fait plusieurs années que nous le répétons, l’avenir de l’économie du Québec passe par les PME. Les Québécois plébiscitent cette réalité tout comme l’importance de réduire la fiscalité des petites entreprises, la plus injuste et la pire du pays. Les membres du conseil des ministres du gouvernement du Québec, les candidats à la chefferie d’un parti politique et les chefs de parti doivent entendre cette inquiétude de la population et proposer des mesures mettant les petites et moyennes entreprises au centre des propositions économiques », commente François Vincent, vice-président Québec à la FCEI.
Des gestes attendus pour les PME : mettre un terme à l’injustice fiscale et abolir la LDCC
Dans un contexte marqué par la préparation du prochain budget et à l’approche des prochaines élections, la FCEI réitère ses demandes de réduction du fardeau fiscal des petites entreprises pour stimuler la croissance. Cela rejoint les trois quarts des Québécois.
Pour la FCEI, le Québec doit faire mieux qu’être le pire environnement fiscal du pays pour les petites entreprises. En effet, il est la seule province au pays qui bloque l’accès au taux d’impôt réduit pour les plus petites entreprises des secteurs de la construction et des services. Résultat : 259 % plus d’impôt… Celles-ci sont étouffées par l’impôt provincial et doivent payer 4 150 $ sur chaque tranche de 50 000 $ de bénéfices.
Les PME québécoises écopent également des taxes sur la masse salariale les plus lourdes du pays, 30 % plus élevées ici qu’ailleurs. De plus, le Québec est la seule province où la taxe sur la masse salariale provinciale destinée à l’éducation ou à la santé ne comprend pas d’exemption pour les petites entreprises.
Le FCEI tient à rappeler aussi que le Québec est la seule juridiction en Amérique du Nord à avoir une loi — la Loi sur les décrets de convention collective (LDCC) — qui permet d’imposer à un secteur donné (pouvant être régionalisé, comme pour les services automobiles) des conditions de travail négociées par un groupe d’employeurs et de syndicats. Cette loi, adoptée en 1934, impose une taxe sur la masse salariale supplémentaire, un lourd fardeau administratif et une concurrence déloyale entre les PME assujetties à la LDCC et celles qui ne le sont pas. Pour les 10 000 entreprises assujetties, cela représente un fardeau de conformité annuel de 47 M$. Le gouvernement du Québec a eu plus d’une occasion de mettre un terme à ce régime dépassé et il a encore le temps de le faire.
Selon une étude de la FCEI, les économies découlant d’une baisse de la fiscalité seraient investies par les propriétaires de PME dans l’augmentation de la rémunération des employés, le remboursement de la dette de l’entreprise, l’innovation et l’augmentation de la productivité.
« La bonne nouvelle pour le gouvernement du Québec, c’est qu’il a encore le temps d’adopter des mesures de réduction de la fiscalité et de la paperasserie, et ce, dès le début de la session parlementaire et lors du budget. Le gouvernement ne doit pas choisir les gagnants, il doit plutôt faire confiance aux dirigeants de PME qui connaissent les défis de leur entreprise et savent ce qu’il faut faire pour la faire croître. Les Québécois veulent une économie forte, et cela passe d’abord et avant tout par nos PME. », conclut François Vincent.
– 30 –
Méthodologie
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a mandaté Léger afin de réaliser un sondage auprès des Québécois fin de réaliser dans le but de mesurer leurs perceptions concernant la vision économique du Québec, en regard de la priorité accordée aux petites et moyennes entreprises (PME). Léger a réalisé un sondage Web auprès de 1 011 répondants. Les données ont été collectées du 16 au 19 janvier 2026. À titre indicatif, un tel échantillon aurait une marge d’erreur présumée de ±3,08%, et ce 19 fois sur 20.
Les résultats sont très parlants :
- 75 % des Québécois croient que l’avenir de l’économie du Québec passe d’abord par la santé des petites et moyennes entreprises (PME);
- 73 % sont d’accord pour dire que, pour stimuler la croissance économique, le gouvernement du Québec devrait réduire le fardeau fiscal des petites entreprises;
- 67 % pensent que, dans sa vision économique, le gouvernement du Québec devrait prioriser les PME avant les grandes entreprises;
- 36 % sont d’accord pour dire que le gouvernement du Québec a une vision qui soutient les PME et l’entrepreneuriat, tandis que 33 % sont en désaccord;
- 26 % sont en accord pour dire que les décisions du gouvernement du Québec en matière économique inspirent confiance, tandis que 59 % sont en désaccord.
« Cela fait plusieurs années que nous le répétons, l’avenir de l’économie du Québec passe par les PME. Les Québécois plébiscitent cette réalité tout comme l’importance de réduire la fiscalité des petites entreprises, la plus injuste et la pire du pays. Les membres du conseil des ministres du gouvernement du Québec, les candidats à la chefferie d’un parti politique et les chefs de parti doivent entendre cette inquiétude de la population et proposer des mesures mettant les petites et moyennes entreprises au centre des propositions économiques », commente François Vincent, vice-président Québec à la FCEI.
Des gestes attendus pour les PME : mettre un terme à l’injustice fiscale et abolir la LDCC
Dans un contexte marqué par la préparation du prochain budget et à l’approche des prochaines élections, la FCEI réitère ses demandes de réduction du fardeau fiscal des petites entreprises pour stimuler la croissance. Cela rejoint les trois quarts des Québécois.
Pour la FCEI, le Québec doit faire mieux qu’être le pire environnement fiscal du pays pour les petites entreprises. En effet, il est la seule province au pays qui bloque l’accès au taux d’impôt réduit pour les plus petites entreprises des secteurs de la construction et des services. Résultat : 259 % plus d’impôt… Celles-ci sont étouffées par l’impôt provincial et doivent payer 4 150 $ sur chaque tranche de 50 000 $ de bénéfices.
Les PME québécoises écopent également des taxes sur la masse salariale les plus lourdes du pays, 30 % plus élevées ici qu’ailleurs. De plus, le Québec est la seule province où la taxe sur la masse salariale provinciale destinée à l’éducation ou à la santé ne comprend pas d’exemption pour les petites entreprises.
Le FCEI tient à rappeler aussi que le Québec est la seule juridiction en Amérique du Nord à avoir une loi — la Loi sur les décrets de convention collective (LDCC) — qui permet d’imposer à un secteur donné (pouvant être régionalisé, comme pour les services automobiles) des conditions de travail négociées par un groupe d’employeurs et de syndicats. Cette loi, adoptée en 1934, impose une taxe sur la masse salariale supplémentaire, un lourd fardeau administratif et une concurrence déloyale entre les PME assujetties à la LDCC et celles qui ne le sont pas. Pour les 10 000 entreprises assujetties, cela représente un fardeau de conformité annuel de 47 M$. Le gouvernement du Québec a eu plus d’une occasion de mettre un terme à ce régime dépassé et il a encore le temps de le faire.
Selon une étude de la FCEI, les économies découlant d’une baisse de la fiscalité seraient investies par les propriétaires de PME dans l’augmentation de la rémunération des employés, le remboursement de la dette de l’entreprise, l’innovation et l’augmentation de la productivité.
« La bonne nouvelle pour le gouvernement du Québec, c’est qu’il a encore le temps d’adopter des mesures de réduction de la fiscalité et de la paperasserie, et ce, dès le début de la session parlementaire et lors du budget. Le gouvernement ne doit pas choisir les gagnants, il doit plutôt faire confiance aux dirigeants de PME qui connaissent les défis de leur entreprise et savent ce qu’il faut faire pour la faire croître. Les Québécois veulent une économie forte, et cela passe d’abord et avant tout par nos PME. », conclut François Vincent.
– 30 –
Méthodologie
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a mandaté Léger afin de réaliser un sondage auprès des Québécois fin de réaliser dans le but de mesurer leurs perceptions concernant la vision économique du Québec, en regard de la priorité accordée aux petites et moyennes entreprises (PME). Léger a réalisé un sondage Web auprès de 1 011 répondants. Les données ont été collectées du 16 au 19 janvier 2026. À titre indicatif, un tel échantillon aurait une marge d’erreur présumée de ±3,08%, et ce 19 fois sur 20.
Renseignements :
Maud Larivière, conseillère principale aux relations publiques, FCEI
Cell. : 514 817-0228
affaires.publiques@fcei.ca
À propos de la FCEI
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 100 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions et 22 000 au Québec. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus.
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