Reconnaissance de la formation informelle dans la Loi du 1 % : un pas dans la bonne direction pour les PME

Montréal, le 10 avril 2026 — La ministre de l’Emploi, Pascale Déry, a annoncé la mise en place de mesures pouvant stimuler la formation des employés de PME. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) note positivement l’ajout de la reconnaissance de la formation informelle parmi les formations admissibles dans le cadre de la Loi du 1 % ainsi que la création d’un outil en ligne pour les trouver plus facilement. 

La ministre a précisé que les modifications proposées permettront une meilleure reconnaissance de la formation informelle au sein des PME. Cela pourrait aider les entreprises à intégrer de la formation sous forme de mentorat ou d’accompagnement professionnel entre collègues en milieu de travail, ou à permettre aux gestionnaires de recourir à des formations semblables.

Ces mesures permettront de mieux rejoindre les PME et pourront les aider à améliorer leur productivité. En effet, selon les résultats de récents sondages sur la formation, les trois quarts (74 %) des dirigeants de PME misent sur la formation informelle de leurs employés. Notons par exemple la formation sur l’utilisation d’outils numériques, de logiciels et de plateformes bureautiques, ou encore celle par l’apprentissage en milieu de travail, par le coaching ou le mentorat. De plus, 93 % des PME affirment que la formation représente un levier permettant d’améliorer la productivité des entreprises.  

Quant à l’outil en ligne, il permettra aux employeurs de mieux identifier et évaluer les formations pouvant être admissibles. Seuls 34 % des entrepreneurs disent être au courant des programmes et mesures mises en place par le gouvernement du Québec afin de les aider à trouver et à former des employés. Cette proportion baisse à 31 % des entreprises de 5-19 employés et à 24 % des entreprises de moins de 5 employés. Malgré l’existence de nombreuses mesures pour le développement des compétences, leur complexité, la dispersion de l’information et le manque de temps des propriétaires de PME freinent leur accès. Comme illustré, ces difficultés s’accentuent à mesure que la taille de l’entreprise diminue. 

« Les petites entreprises veulent miser sur la formation pour améliorer leur productivité, mais elles se heurtent à un manque de reconnaissance de la formation informelle et à un manque de connaissance des mesures en place. Les initiatives proposées par la ministre Déry répondent à ces deux réalités particulières des PME », commente François Vincent, vice-président pour le Québec de la FCEI. 

Le gouvernement doit réduire la pression sur les PME afin de stimuler la formation et la productivité

La grande majorité (85 %) des PME sondées estime que le meilleur moyen pour les aider à investir dans la formation de leurs employés est de réduire les coûts des entreprises. Soutenir la formation en entreprise ne peut se faire en vase clos : cela suppose un meilleur environnement d’affaires, passant par une diminution de la fiscalité et de la paperasserie, toutes deux particulièrement lourdes pour les petites entreprises québécoises. Rappelons que la province de Québec a la pire fiscalité du pays pour les petites entreprises et qu’elle impose de nombreuses contraintes réglementaires supplémentaires.

« Le gouvernement du Québec doit s’attaquer aux contraintes supplémentaires qui freinent les PME à former leurs employés et à améliorer la productivité de leur entreprise. Réduire la fiscalité et la paperasserie aurait comme incidence d’augmenter la rémunération des employés et la formation en entreprise. Pour faire une différence plus significative, il faudra emprunter une autre route, car celle actuelle est remplie de nids de poule et de cratères qui freinent nos PME », conclut François Vincent. 


Référence :
FCEI, Sondage Votre Voix, juillet 2025 et septembre 2025, résultats finaux, Québec, n = 481.

Renseignements :
Maud Larivière, conseillère principale aux relations publiques, FCEI
Cell. : 514 817-0228
affaires.publiques@fcei.ca  

À propos de la FCEI :
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 103 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions et 22 000 au Québec. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus.