La pénurie d’entrepreneurs au Canada : Partie 1 - Un écosystème d’affaires en perte de vitesse


QBLogo-50-50-color.QBLogo-50-50-color Presented in partnership with Intuit QuickBooks.     

Le Canada est confronté à une pénurie d’entrepreneurs, c’est-à-dire une période prolongée pendant laquelle il y a un plus grand nombre de fermetures d’entreprises que d’ouvertures d’entreprises, ce qui réduit le nombre d’entrepreneurs et la confiance dans la viabilité de l’entrepreneuriat. Les petites et moyennes entreprises (PME) traversent l’une des périodes les plus difficiles pour faire des affaires depuis des décennies. La hausse des coûts des intrants, le fardeau fiscal, les pénuries de main-d’oeuvre, les exigences réglementaires et l’incertitude économique mondiale freinent l’activité entrepreneuriale partout au pays.

Depuis le début de 2024, les sorties d’entreprises sont plus nombreuses que les nouvelles entrées. Au T2 2025, les taux de sortie ont légèrement diminué pour atteindre 5,6 %, contre 4,8 % pour les entrées (T4 2025). Cela représente des taux de fermeture d’entreprises parmi les plus élevés et de création d’entreprises parmi les plus faibles, des niveaux jamais atteints à l’exception de la pandémie. Ce déséquilibre prolongé entre les sorties et les entrées d’entreprises entraîne une pénurie d’entrepreneurs, une tendance qui compromet l’innovation, la compétitivité et le dynamisme économique du Canada.

Les conditions difficiles à l’origine de la pénurie d’entrepreneurs minent également la confiance des entrepreneurs. En fait, un propriétaire sur deux indique qu’il ne conseillerait pas de démarrer une entreprise aujourd’hui, citant les risques financiers, les obstacles réglementaires et des doutes quant à la viabilité à long terme. Lorsque les entrepreneurs sont réticents à encourager la  création de nouvelles entreprises, le bassin de nouvelles entreprises se rétrécit, ce qui risque d’accentuer et de prolonger la pénurie.

La pénurie d’entrepreneurs au Canada doit être traitée comme une priorité économique nationale. Le renforcement de l’environnement favorable à la création et à la croissance des entreprises, conjugué au rétablissement de la confiance dans la viabilité de l’entrepreneuriat, est indispensable pour reconstruire l’élan et la prospérité économiques du Canada.

Faits saillants

  • Depuis le début de 2024, plus d’entreprises ont fermé qu’ouvert leurs portes, et l’écart s’est considérablement creusé au T2 2025, marquant l’une des pires périodes en dehors de la pandémie.
  • Les taux d’entrée d’entreprises ont chuté de près de 50 % depuis le milieu des années 1980 et demeurent à des niveaux
    historiquement bas.
  • Plus de la moitié (55 %) des propriétaires de PME canadiennes ne conseilleraient pas de se lancer en affaires dans les
    conditions actuelles.
  • Le problème du Canada en entrepreneuriat n’est pas causé par un manque d’intérêt : près de 16 % des Canadiens envisagent de se lancer en affaires, mais hésitent en raison des coûts élevés et de la complexité réglementaire.
Sujets dans cet article :