Reprise des travaux parlementaires : 1 PME sur 5 juge sa situation « mauvaise » ou « critique »
Ottawa, le 21 septembre 2026 – Un nouveau sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) révèle que 22 % des propriétaires de PME estiment que leur situation est « mauvaise » ou « critique ». Par ailleurs, seulement 18 % des entrepreneurs recommandent de se lancer en affaires, tandis que 50 % le déconseillent. Alors que le nombre de fermetures d’entreprises dépasse celui des ouvertures, le gouvernement fédéral doit agir rapidement pour remédier à la pénurie d’entrepreneurs au Canada à l’occasion de la reprise des travaux parlementaires aujourd’hui à Ottawa.
Parmi les entrepreneurs qui estiment que ce n’est pas le bon moment pour démarrer une entreprise, 88 % citent les coûts d’exploitation élevés, 86 % l’incertitude économique, 65 % le fardeau fiscal trop lourd et 53 % la réglementation gouvernementale.
« Les frais d’exploitation des PME ont augmenté en flèche depuis quelques années. La guerre tarifaire avec les États-Unis ne fait que rajouter des coûts et de l’incertitude. Il n’est donc pas surprenant qu’elles suspendent des projets d’embauche, d’investissement et d’expansion. Le Canada est un pays de PME, et Ottawa doit en tenir compte dans ses décisions. Le gouvernement a renforcé l’économie en rendant permanente la passation en charges immédiate et en l’élargissant à plus d’actifs. Nous l’encourageons fortement à poursuivre sur cette lancée en réduisant le taux d’imposition des PME de 9 % à 6 % au cours de la prochaine session parlementaire », déclare Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales à la FCEI.
La FCEI demande au gouvernement fédéral de prendre des mesures concrètes pour réduire les coûts des PME et améliorer leur compétitivité :
- Réduire le taux fédéral d’imposition des petites entreprises de 9 % à 6 % et augmenter le seuil de la déduction accordée aux petites entreprises à 700 000 $.
- Réduire le taux d’inclusion des gains en capital de 50 % à 33 % sur la prochaine tranche de 2 M$ excédant l’ECGC.
- Exonérer d’impôt les gains en capital provenant de la vente d’une entreprise (actifs et actions) lorsqu’ils sont réinvestis dans une société privée sous contrôle canadien dans les 3 ans suivant la vente.
- Augmenter le seuil de la TPS/TVH de 30 000 $ à au moins 60 000 $ et l’indexer sur l’inflation par la suite.
- Instaurer une règle du « deux pour un », qui consiste à éliminer deux règlements, lois ou politiques pour chaque nouvelle règle administrative adoptée par le gouvernement fédéral.
- Retourner les revenus des contre-tarifs aux entreprises directement touchées par la guerre commerciale Canada-États-Unis.
« Les PME subissent des pressions de toutes parts. Pour les aider, le gouvernement doit se concentrer sur ce qu’il peut contrôler : réduire les impôts, alléger la paperasserie et créer le meilleur environnement possible pour démarrer, exploiter et faire croître une entreprise », conclut M. Guénette.
Renseignements :
Maud Larivière, conseillère principale aux relations publiques, FCEI
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À propos de la FCEI
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 103 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus.