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Consultations prébudgétaires 2022-2023 : retirer les barrières qui freinent la croissance des PME

Montréal, le 18 février 2022 – Dans le cadre des consultations prébudgétaires 2022-2023 du gouvernement du Québec, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a présenté aujourd’hui les priorités des PME au ministre des Finances, Eric Girard. Crise de la pénurie de main-d’œuvre, lourdeur du fardeau fiscal des PME, impacts de la COVID-19 et augmentation des coûts pour les entreprises ont été abordés lors de la rencontre. 

« Ayons l’ambition de donner une impulsion pour les PME de tous les secteurs économiques dans le prochain budget. Il est temps de faire confiance aux entrepreneurs et de mettre de l’avant des mesures fortes pour les aider à se relever et à les propulser pour assurer une économie florissante dans toutes nos régions », mentionne François Vincent, vice-président pour le Québec de la FCEI. 

Pénurie de main-d’œuvre : un enjeu crucial qui nécessite du courage politique

Le Québec est la province qui vit le plus les impacts de la crise de la pénurie de la main-d’œuvre. Les chiffres sont inquiétants et devraient alarmer le gouvernement. 

  • Les dirigeants travaillent plus d’heures (59 %), refusent des ventes ou des contrats (37 %), et annulent ou reportent des projets d’entreprise (31 %);
  • La pénurie de main-d’œuvre met à risque des projets d’entreprises à court (12 %) et à moyen terme (45 %);
  • Les postes vacants explosent au Québec passant de 150 085 en novembre 2020 à 231 770 en novembre 2021. 

« La pénurie de main-d’œuvre est le frein n°1 d’une très et trop grande majorité de PME. Sans action plus directe répondant aux demandes des entrepreneurs, le gouvernement du Québec met lui-même un bâton dans les roues de sa relance économique. Les demandes des dirigeants de PME sont claires et limpides : baisser les taxes et impôts, améliorer les crédits d’impôt pour les aider à attirer des travailleurs et prendre le virage de l’automatisation. Aussi, on doit faire plus sur le plan fiscal pour encourager le retour des personnes sur le marché du travail. Le ministre Girard doit éviter de privilégier certaines industries au détriment d’autres et adopter des mesures fiscales qui seront bénéfiques pour toutes les PME », insiste M. Vincent. 

La fiscalité désavantageuse pour les petites entreprises 

Le Québec est encore le champion de la taxation pour les PME. D’abord, c’est la province canadienne où les taxes sur la masse salariale sont les plus élevées. De plus, bien qu’il ait baissé le taux d’impôt pour les PME l’an dernier pour atteindre le même taux que l’Ontario, il y a encore huit provinces qui ont un taux plus bas. Enfin, nous sommes la seule et unique province canadienne qui bloque le taux d’impôt PME aux plus petites entreprises des secteurs des services et de la construction, ces dernières devant payer un taux de 259 % plus élevé. Comme l’illustrait la FCEI dans une note de recherche, cette injustice fiscale empêche ces mêmes petites entreprises de bénéficier des crédits d’impôt créés pour aider les PME en situation de pénurie de main-d’œuvre.  

« Le ministre des Finances avait pris la bonne direction lors du dernier budget avec la réduction du taux d’impôt PME, il doit continuer sur cette voie en mettant un terme à l’injustice fiscale et en poursuivant la réduction des taxes et impôt qui nuisent à nos entrepreneurs. Selon les données de sondage de la FCEI, une baisse du fardeau fiscal permettrait à 72 % de PME d’augmenter la rémunération de leurs employés, à 48 % d’investir dans l’acquisition de machines et d’outillage, ainsi que d’aider 47 % d’entre-elles à embaucher de nouveaux employés. Réduire la fiscalité des entreprises est une mesure positive tant pour les PME, pour les employés que pour l’économie de toutes les régions du Québec », ajoute François Vincent.

Des PME affaiblies par les stigmates de la COVID-19 ont besoin d’aide

La levée des restrictions économiques ne signifie pas le rétablissement miraculeux des PME. La FCEI rappelle que l’endettement moyen d’une PME en raison de la pandémie s’élève à 100 000 $. Seulement 41 % d’entre elles ont retrouvé des revenus normaux, et enfin, 1 PME sur 4 est à risque de ne pas tenir une année supplémentaire avec un rythme des ventes sous la normale. Voilà le portrait du socle de notre économie. 

« Les fondations de l’économie du Québec que sont nos PME sont encore très fragilisées. Pour rebâtir une économie vigoureuse et en bonne santé, le gouvernement du Québec doit continuer d’être présent pour les épauler, notamment en maintenant les programmes d’aide existants, en élargissant leur portée pour aider les entreprises durement touchées et en offrant plus d’années pour le remboursement des prêts », conclut M. Vincent.

Recommandations communes des associations patronales visant à stimuler la croissance économique au Québec

Par ailleurs, lors de cette rencontre, les associations patronales présentes dont le CPQ (Conseil du patronat du Québec), la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante – Québec (FCEI), Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) et la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ), ont présenté cinq recommandations communes visant à stimuler la croissance économique au Québec :

  1. Jumeler le soutien aux investissements technologiques à un appui aux investissements en capital humain, afin d’assurer la meilleure intégration technologique possible et de maximiser les gains en productivité; 
  2. Que les mesures du Plan pour une économie verte 2030 soient plus efficaces et accessibles pour les entreprises que par le passé, en renforçant les efforts en termes d’efficacité énergétique notamment dans le domaine du bâtiment (enveloppe thermique des édifices et mesures de soutien pour la rénovation écoénergétique, parc locatif compris) ainsi que pour l’acquisition de technologies vertes permettant la réduction des émissions de GES; 
  3. Favoriser l’innovation et augmenter la productivité des entreprises afin d’assurer leur compétitivité en bonifiant les crédits d’impôt à la recherche et développement (R&D).
  4. Assurer la compétitivité de l’environnement d’affaires en réduisant le fardeau fiscal des PME – ce qui inclut l’abolition du critère excluant l’accès à la déduction pour petite entreprise (DPE) pour les secteurs des services et de la construction – et en soutenant celles touchées par la pandémie, aussi longtemps que la crise perdure.
  5. Veiller au développement d’une mobilité moderne et soutenir le développement de nos entreprises d’ici. Par exemple, il est primordial de doter Québec d’un réseau de transport moderne et efficace en lien avec les principes de développement durable. Québec retrouve sur son territoire l’ensemble des infrastructures nécessaires pour développer, pour créer de la richesse et augmenter la productivité de la région.

Pour consulter l’ensemble des recommandations de la FCEI.

La FCEI avait également déposé un mémoire en octobre Feuille de route des petites et moyennes entreprises pour la relance.

À propos de la FCEI 
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 95 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus. 

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Renseignements :
Maud Larivière, attachée de presse, FCEI
Tél. : 514 861-3234 poste 1808 | Cell. : 514 817-0228
[email protected]  
 
 

18 février 2022

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