Élections québécoises 2026 : 3 dirigeants de PME sur 5 jugent le Québec peu attrayant pour démarrer ou faire croître une entreprise
Montréal, le 23 septembre 2026 — À l’approche des élections provinciales, les propriétaires de PME envoient un message clair : le Québec doit améliorer significativement son environnement d’affaires. C’est ce que révèlent les résultats préliminaires du sondage électoral en cours de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). En effet, à la question de savoir si le Québec est un endroit attrayant pour démarrer et faire croître une entreprise, seuls 35 % des propriétaires de PME sont en accord, 60 % en désaccord et 5 % ne savent pas.
« Le verdict des entrepreneurs est sévère : une majorité estime désormais que le Québec n'est plus un endroit attrayant pour démarrer ou faire croître une entreprise. La paperasserie, la fiscalité et l'accumulation de règles propres au Québec découragent l'investissement et freinent la croissance des PME. Les voyants sont au rouge. Le prochain gouvernement devra entendre ce signal et corriger le cap. Si nous voulons davantage d'investissements, d'emplois et de prospérité partout au Québec, ça passe par nos PME », affirme François Vincent vice-président pour le Québec à la FCEI.
Cette insatisfaction se traduit par une demande massive de révision des règles imposées aux entreprises. Ainsi, 93 % des répondants souhaitent que le prochain gouvernement du Québec procède à une révision de la réglementation provinciale afin de s’assurer qu’elle ne les désavantage pas (ex. : règles spécifiques liées à la main-d’œuvre, taxe carbone, etc.). Depuis plusieurs années, la FCEI dénonce le poids supplémentaire des lois et des règles propres au Québec. Une pétition sur cet enjeu vient de franchir 14 000 PME signataires et sera remise au prochain gouvernement.
Les entrepreneurs sont également préoccupés par la santé financière de l'État. Plus de huit répondants sur dix (83 %) estiment que le gouvernement devrait équilibrer son budget avant de lancer de nouveaux programmes. Pour les entrepreneurs, la meilleure façon de soutenir l'économie n'est pas de multiplier les programmes gouvernementaux, mais de créer un environnement où les entreprises peuvent investir, embaucher et croître.
Enfin, les PME estiment que de meilleures conditions d’affaires profiteraient à toute la population : 83 % des répondants considèrent qu’un environnement d’affaires plus favorable contribuerait à réduire les coûts pour les consommateurs et à améliorer l’abordabilité. Les PME et les travailleurs autonomes, qui représentent 52 % des emplois au Québec, pourraient ainsi augmenter les salaires, investir dans leur productivité et maintenir des prix plus bas.
« Depuis trop longtemps, les PME doivent composer avec toujours plus de règles, de coûts et de paperasserie. Pourtant, la richesse ne se crée pas dans les ministères, mais bien dans les entreprises qui investissent, innovent et embauchent. Les PME demandent simplement qu'on leur laisse l'espace nécessaire pour réussir, investir et créer de la prospérité dans toutes les régions du Québec », ajoute M. Vincent vice-président pour le Québec à la FCEI.
Des élections suivies de près par les PME qui peuvent faire une différence
Le sondage révèle deux faits importants : 68 % des dirigeants de PME suivent les élections de près, tandis que 57 % estiment que les enjeux auxquels ils sont confrontés n’ont pas reçu autant d’attention qu’ils l’avaient prévu.
Les attentes des dirigeants de PME sont élevées : pour 75 % d’entre eux, les décisions du gouvernement du Québec ont une incidence importante sur la réussite de leur entreprise. Dans un contexte marqué par un déficit budgétaire important, l’incertitude économique et les conflits tarifaires, ces élections revêtent donc une importance particulière.
La FCEI rappelle que les trois premiers enjeux prioritaires des PME du sondage sont :
-
la réduction de la paperasserie et du fardeau réglementaire (49 %);
-
l’amélioration de l'environnement fiscal pour les PME (45 %);
-
et la réduction de la taille de la fonction publique (33 %).
Dans un contexte où la productivité du Québec accuse déjà un retard par rapport à plusieurs économies concurrentes, l'allègement du fardeau administratif et une réduction de la fiscalité des PME constituent des mesures les plus efficaces pour stimuler l'investissement et la croissance.
« Les premiers jours de la campagne électorale ont été marqués par des engagements phares pour les entrepreneurs, pour ensuite s’essouffler un peu. Pourtant, nos PME sont le moteur de nos régions et de notre économie. Il reste peu de temps à cette campagne pour s’engager davantage afin d’améliorer notre économie. Le prochain débat est une occasion à saisir par les chefs de partis pour s’adresser aux entrepreneurs et proposer des actions pour que le Québec devienne enfin un endroit attrayant pour faire des affaires. », conclut François Vincent.
Les propositions de la FCEI pour renforcer l’économie du Québec et soutenir la croissance des PME sont présentées dans le manifeste qu’elle a publié en juin dernier.
Méthodologie :
Les résultats préliminaires proviennent du Sondage sur les élections provinciales au Québec et de Votre voix – Août 2026, menés du 18 août au 15 septembre 2026 auprès de 486 propriétaires de PME membres de la FCEI. À titre de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille comporterait une marge d’erreur de ±4,5 %, 19 fois sur 20.
Renseignements :
Maud Larivière, conseillère principale aux relations publiques, FCEI
Cell. : 514 817-0228
affaires.publiques@fcei.ca
À propos de la FCEI
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 103 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions et 22 000 au Québec. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus