Formation des employés en entreprise : les PME veulent des mesures mieux adaptées à leur réalité

Montréal, le 28 mai 2026 — La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) publie aujourd’hui un rapport qui met en lumière l’importance de la formation des employés pour les PME, tout en révélant les obstacles persistants qui freinent leur capacité à investir davantage dans le développement des compétences.

Les résultats montrent clairement que les dirigeants de PME reconnaissent le rôle stratégique de la formation. En effet, 93 % d’entre eux estiment qu’elle contribue à améliorer la productivité de leur entreprise, tandis que 77 % y voient un outil efficace pour favoriser la rétention des employés. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de défis de productivité, la formation apparaît ainsi comme un levier incontournable.

La réalité du terrain diffère souvent des modèles d’apprentissage plus structurés. Dans les PME, la formation se fait majoritairement de façon informelle, directement en milieu de travail. Près de deux entreprises sur cinq privilégient ce type d’apprentissage, et une proportion similaire combine formation formelle et informelle. Cette approche permet une plus grande flexibilité et une adaptation rapide aux besoins opérationnels, notamment par le mentorat, le jumelage ou l’apprentissage des techniques et procédés propres à chaque entreprise. 

« Les PME sont investies pour former leurs employés, car cela aide à leur rétention et améliore la productivité de leur entreprise. C’est un outil incroyablement stratégique qui mérite qu’on lui accorde une place importante. Le défi, ce n’est pas le manque de volonté, mais plutôt un environnement qui ne correspond pas à leur réalité », déclare François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.

Des freins persistants limitent les investissements en formation chez les PME 

Malgré cet engagement, plusieurs freins importants limitent les investissements en formation. Les programmes gouvernementaux demeurent peu connus : seulement 34 % des PME disent en être au courant. De plus, à peine trois entrepreneurs sur dix jugent que ces mesures leur permettent réellement d’investir dans la formation de leurs employés. À cela s’ajoutent la lourdeur administrative, le manque de temps et des coûts d’exploitation élevés, qui réduisent la marge de manœuvre des entreprises, surtout les petites. 

« Plusieurs programmes de formations existent, mais ils sont trop complexes, trop méconnus et peuvent être mal adaptés aux petites entreprises. Si on veut réellement stimuler l’investissement en formation, il faut simplifier les démarches et réduire les coûts pour les entreprises », commente Illona Sevré, analyste des politiques à la FCEI et auteure de l’étude.

En effet, 85 % des PME estiment que la réduction des coûts d’exploitation, qu’il s’agisse de fardeau fiscal ou réglementaire, constitue le principal levier pour augmenter leurs investissements en formation. Dans ce contexte, les mécanismes actuels, comme la loi du 1 %, sont souvent perçus comme peu adaptés à la réalité des PME, qui privilégient des approches plus souples et incitatives. 

Face à ces constats, la FCEI recommande notamment de simplifier l’accès aux programmes d’aide, de mieux reconnaître la formation informelle ainsi que de réduire le fardeau fiscal et réglementaire des PME. Elle insiste également sur l’importance d’améliorer l’environnement d’affaires afin de permettre aux PME de dégager les ressources nécessaires pour investir dans le développement des compétences.

« Les PME ne demandent pas plus d’obligations, elles demandent des conditions gagnantes. Moins de paperasse, moins de pression fiscale et plus de flexibilité : c’est comme ça qu’on va débloquer les investissements en formation, et ainsi, améliorer la productivité du Québec », conclut François Vincent.



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Renseignements :
Maud Larivière, conseillère principale aux relations publiques, FCEI
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À propos de la FCEI 
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