Réouverture du PEQ : une voie de plus, mais le Québec reste dans un cul-de-sac, selon la FCEI
Montréal, le 10 juin 2026 — La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) salue la réouverture du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) à compter du 2 juillet pour une durée de deux ans pour environ 29 000 immigrants déjà présents sur le territoire et répondant aux critères avant son abolition.
La FCEI souligne également la volonté du gouvernement de faire cohabiter le retour du PEQ avec le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), dont certains volets répondent mieux aux besoins de main-d’œuvre des PME. Elle demande une transition claire et bien encadrée afin d’éviter des perturbations similaires à celles observées lors de la suspension du PEQ et d’assurer une bonne compréhension des programmes par les entreprises et les candidats.
La FCEI demande au gouvernement fédéral la mise en place d’un mécanisme de renouvellement des permis de travail afin de permettre le traitement des demandes de PEQ et de prévenir la perte de ces candidats précieux pour le marché du travail.
Maintenant, la FCEI constate qu’aucune modification n’est apportée quant au nombre de candidats acceptés comme résidents permanents pour le Québec, notamment pour les personnes déjà en emploi, mais qui ont un statut temporaire. Ce faisant, le Québec restera dans une avenue menant à un cul-de-sac.
La FCEI rappelle que les données du marché du travail sont claires : les départs à la retraite dépassent désormais les entrées sur le marché du travail, ce qui accentue les pénuries de main-d’œuvre. De plus, selon ses données de sondages, 42 % des PME comptent sur l’immigration pour recruter, et le non-renouvellement de travailleurs étrangers temporaires place des entreprises à risque. Dans ce contexte, la réduction des seuils d’immigration exerce une pression importante sur les PME. Comme elle le révélait dans son mémoire, malgré une baisse des taux de postes vacants, le nombre d’immigrants permanents et temporaires reste insuffisant pour pourvoir les postes vacants dans 12 régions administratives du Québec.
« La réouverture du PEQ est une étape positive, mais espérons que nous ne nous retrouverons pas dans la même situation de crise dans deux ans. Pourtant, quand on regarde les données sur l’emploi, on est aux portes d’une tempête. C’est pourquoi il faut créer une passerelle rapide vers la résidence permanente pour les travailleurs temporaires déjà en emploi. Oui, cela augmenterait les seuils à court terme, mais rappelons que ces personnes sont déjà ici, ne créent pas de pression supplémentaire et contribuent directement à la réussite des PME et à l’avenir économique des régions », souligne François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.
La FCEI demande au gouvernement du Québec de porter une attention accrue aux points suivants :
• Prévoir un mécanisme transitoire permettant aux TET actifs dans les PME depuis plus de 18 mois d’accéder à la résidence permanente, y compris pour les travailleurs moins qualifiés (allègement des dispositions du PSTQ).
• Faire en sorte que le nombre total d’immigrants permanents admis permette, à terme, de réduire le recours à l’immigration temporaire.
• Mieux répondre aux besoins des petites entreprises, qui affichent un taux de postes vacants plus élevé et qui sont névralgiques pour l’économie des régions.
• Mener une offensive majeure en francisation pour les TET souhaitant obtenir la résidence permanente.
-30-
Renseignements :
Maud Larivière, conseillère principale aux relations publiques, FCEI
Cell. : 514 817-0228
affaires.publiques@fcei.ca
À propos de la FCEI
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 100 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions et 22 000 au Québec. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus.