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Réforme du PEQ : des améliorations en vue, mais des préoccupations demeurent pour les PME

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Montréal, le 28 mai 2020 – La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) prend acte des orientations du ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, M. Simon Jolin-Barrette, quant à la nouvelle mouture du Programme de l'expérience québécoise (PEQ).

« Ce que nous avons vu aujourd’hui du ministre Simon Jolin-Barrette, c’est une volonté de faire les choses autrement et de collaborer davantage avec le milieu des affaires pour ajuster le PEQ aux besoins réels des entreprises. Nous saluons cette approche qui permet de mieux arrimer les politiques publiques avec la réalité du terrain, comme nous pouvons le constater avec la nouvelle réforme proposée du PEQ, » a commenté François Vincent, vice-président, Québec à la FCEI.

Selon les données exclusives d’un sondage de la FCEI réalisé en juin 2019, 71 % des PME québécoises recrutent des travailleurs étrangers, déjà sur le territoire, pour combler leurs besoins de main-d’œuvre. Le PEQ est en ce sens une importante politique de recrutement des employés pour les entreprises du Québec.

Des idées encourageantes, bien que d’autres soient à améliorer
Le contexte de la crise de la COVID-19 appelle à examiner les politiques publiques d’un œil différent, mais il ne faut pas perdre la vue d’ensemble.

« Il ne faut pas laisser le coronavirus brouiller la réalité sociodémographique du Québec. Le vieillissement de la population demeure un enjeu bien concret et il est là pour le rester. Rien n’indique non plus que le lent exode des jeunes des régions éloignées va se résorber dans un avenir rapproché. Quand on parle de réforme de l’immigration et du PEQ, c’est à ces enjeux structurels qu’il faut penser aussi, » soutient Gopinath Jeyabalaratnam, analyste principal des politiques à la FCEI.

La nouvelle mouture du PEQ proposée par le gouvernement élimine la liste des formations reconnues pour être admissibles au certificat de sélection du Québec (CSQ). Cela figure parmi les demandes formulées par la FCEI. Cependant d’autres mesures avancées soulèvent des questions :

  • Non-accès au PEQ pour les niveaux de compétence C et D: pourquoi exclure ces emplois qui sont pourtant difficiles à pourvoir dans les PME? Quelle est la considération accordée au poids économique de ces emplois?
  • Expérience de travail à temps plein accrue demandée pour les travailleurs étrangers temporaires : quel sera l’impact sur l’attrait des jeunes? Qu’arrivera-t-il si un employé réduit ses heures pour des raisons familiales?
  • Délai de traitement visé multiplié par neuf : avec un délai fixé à 20 jours, le processus s’étirait déjà sur plusieurs mois. Qu’arrivera-t-il avec un délai visé à six mois?

La FCEI étudiera le règlement ainsi que son analyse d’impact réglementaire, et consultera ses membres et partenaires afin de conseiller le gouvernement sur d’éventuelles améliorations à apporter au programme.

À propos de la FCEI
La FCEI (Fédération canadienne de l’entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 110 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus.

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Renseignements :
Wissal El Alaoui, attachée de presse, FCEI
Tél. : 514 861-3234 poste 1808 | Cell. : 514 817-0228
[email protected]