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Baromètre des affaires

Décembre 2017

Ted Mallett, vice-président et économiste en chef

La confiance des propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) du Canada n’a guère changé en décembre. L’indice du Baromètre des affaires de la FCEI a gagné quelques dixièmes de point (59,7) par rapport à novembre (59,3). Il finit ainsi l’année à peu près comme il l’a commencée, mais il reste bien en deçà du sommet atteint en mai (66,0).

Les chefs de PME du Québec sont encore une fois les plus optimistes au pays, l’indice ayant progressé de près d’un point (66,3) dans la province. C’est en Colombie-Britannique (64,3) et en Alberta (60,1) que les gains sont les plus forts – plus de 3 points. La Nouvelle-Écosse (60,8) complète la liste des provinces où l’indice dépasse la barre des 60. On constate une remontée de deux points au Manitoba (57,4), et une légère baisse en Ontario (57,5), en Saskatchewan (50,9) et au Nouveau-Brunswick (50,8). L’indice est demeuré plutôt stable à Terre-Neuve-et-Labrador (50,0) et à l’Île-du-Prince-Édouard (56,5).

Les résultats globaux de 2017 pour les grandes villes du Canada concordent avec ceux des provinces : l’indice est le plus élevé à Québec, Montréal et Halifax, et le plus faible à Regina, Edmonton et Calgary.

Du côté des industries, les résultats varient. L’indice est en déclin dans seulement 4 secteurs sur 13, mais les variations sont importantes. Les chefs d’entreprise sont les plus pessimistes dans le commerce de détail (53,7) et l’hébergement/la restauration (44,5), ce qui correspond à des pertes de 2 et 5 points respectivement sur l’indice. L’indice a dégringolé dans les secteurs des ressources naturelles et des services aux entreprises, après une performance plus remarquable en novembre.

L’indice étant mesuré sur une échelle de 0 à 100, un niveau supérieur à 50 signifie que les entrepreneurs qui s’attendent à de meilleurs résultats pour les douze prochains mois sont plus nombreux que ceux qui envisagent une performance plus faible. L’indice varie normalement entre 65 et 70 lorsque l’économie réalise son plein potentiel de croissance.

Les plans d’embauche à court terme ont encore un peu faibli ce mois-ci, mais c’est normal à cette période de l’année. Toutefois, les 19 % des chefs d’entreprise qui prévoient se départir de personnel à temps plein représentent un record depuis la fin 2016 où cette proportion avait brièvement culminé, et depuis la récession de 2008-2009. À noter également que les plans de hausses des salaires s’établissent à 2,7 % en moyenne pour les 12 prochains mois, tandis que les prévisions de croissance des prix progressent à 2,1 %. 

Exemple de questionnaire